La répression syrienne contre le Hezbollah

Un soldat de l’armée syrienne monte la garde à côté d’un véhicule blindé positionné le long de la frontière syro-libanaise dans la zone rurale d’Al Qusayr ,avril 2026.

Les forces de sécurité syriennes ont récemment démantelé une importante cellule terroriste liée au Hezbollah, selon une annonce officielle du ministère de l’Intérieur. Cette opération, menée dans plusieurs villes dont Damas, Alep, Homs, Tartous et Lattaquié, souligne l’engagement de Damas à contrer toute tentative de déstabilisation, notamment celles associées à des groupes soutenus par l’Iran. La cellule, infiltrée depuis le Liban après une formation spécialisée, préparait des attaques coordonnées, y compris des assassinats ciblant des hauts responsables gouvernementaux. Les autorités ont saisi un arsenal conséquent comprenant des explosifs improvisés, des lance-roquettes, des armes automatiques et du matériel de surveillance, témoignant d’une préparation avancée.

Historiquement, le Hezbollah est intervenu en Syrie dès 2012-2013 pour soutenir le régime d’Assad dans le cadre de la guerre civile, établissant des réseaux en collaboration avec des milices iraniennes notamment dans l’est du pays. Ces groupes ont contribué à renforcer la présence iranienne en Syrie, notamment près des frontières libanaises et du plateau du Golan, où des activités menaçant la sécurité israélienne ont été observées. Toutefois, depuis la chute du régime Assad en décembre 2024, le rôle du Hezbollah en Syrie s’est considérablement réduit, en partie à cause des pertes subies face à Israël et des offensives rebelles. Le Hezbollah opère désormais de manière plus discrète, principalement via des cellules clandestines et des tentatives de contrebande d’armes vers le Liban.

La répression menée par le gouvernement syrien sous Ahmed al-Sharaa s’inscrit dans un effort plus large pour stabiliser le pays, qui fait face à des défis multiples, notamment l’intégration des forces kurdes dans l’est et la gestion des zones autonomes comme celle des Druzes à Soueïda. Par ailleurs, les frappes aériennes jordaniennes récentes dans le sud syrien traduisent les préoccupations régionales liées au trafic de drogue et à la sécurité frontalière. Dans ce contexte complexe, la neutralisation de cette cellule Hezbollah illustre la volonté de Damas de maintenir le contrôle et de prévenir toute nouvelle menace terroriste susceptible de fragiliser davantage la situation sécuritaire.

Cette opération intervient à un moment crucial où la Syrie tente de réaffirmer son autorité sur l’ensemble du territoire et de gérer les influences étrangères qui ont profondément marqué son paysage politique et militaire. La vigilance accrue contre les réseaux liés au Hezbollah et à l’Iran témoigne d’une prise de conscience des risques persistants, notamment en ce qui concerne la sécurité régionale et la stabilité à long terme. Le démantèlement de cette cellule pourrait ainsi contribuer à limiter les actions hostiles et à renforcer la position du gouvernement syrien face à ses adversaires internes et externes.

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