Deux jours pour parler industrie, minerais et petits colis. Le G7 commerce – qui réunit les ministres du Commerce de la France, du Japon, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume Uni et du Canada –, se tient aujourd’hui et demain à Paris.
Doivent y être abordées les « quatre priorités » identifiées par la présidence française du G7 : la lutte contre les surcapacités industrielles, la sécurité économique, notamment en matière de minerais critiques, la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et le commerce en ligne frontalier
Favoriser et élaborer des « bonnes pratiques »
Dans un contexte d’opposition commerciale entre grandes puissances et de règles qui semblent dater par rapport aux nouvelles réalités du commerce mondial, « l’objectif est que cette organisation soit mieux adaptée aux enjeux actuels », a souligné le cabinet du ministre délégué français au Commerce extérieur, Nicolas Forissier.
Concernant les minerais critiques – indispensables, par exemple, à la fabrication des semi-conducteurs, des batteries des véhicules électriques ou des systèmes d’armement –, La France est favorable à un système de « clubs de confiance » entre pays producteurs, transformateurs ou consommateurs de ces minerais, qui fonctionnerait sur la base de bonnes pratiques. Les États-Unis, eux, pourraient pencher pour des droits de douane.
Le Groupe des sept a également l’ambition de mieux encadrer les échanges des petits colis qui se sont fortement développés, afin de « favoriser des pratiques commerciales plus équilibrées et plus durables ». Un « compendium de bonnes pratiques » pourrait être publié à cette occasion.
« Ne pas surréagir » aux menaces de Washington
En revanche, les ministres du Groupe des sept n’aborderont pas directement les nouvelles menaces de surtaxes américaines à 25 % sur les véhicules importés depuis l’Union européenne. « Notre ligne pour le moment est de ne pas surréagir. On en discutera entre Européens le moment venu mais en tout cas pas dans le cadre du G7 », a indiqué le cabinet de Nicolas Forissier. « Cet accord est utile et il nous faut continuer à le mettre en marche. »
Les échanges débuteront néanmoins par un volet informel où seront notamment évoquées les répercussions commerciales de la guerre au Moyen-Orient. Car le G7 Commerce, le deuxième sous une présidence française cette année, se tient dans un contexte mondial très tendu, avec un trafic maritime quasi paralysé dans le stratégique détroit d’Ormuz.
Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G7 se tiendra, lui, dans un mois, du 15 au 17 juin, à Evian.
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