Alors qu’en Israël, on ne dénombre « que » 2 000 terroristes identifiés comme éliminés, l’agence de presse Reuters a publié ce matin un rapport complet révélant les dommages massifs subis par le Hezbollah depuis la reprise des combats lors de l’opération « Rugissement du Lion », ainsi que sa déroute diplomatique.
JDN – Israel Zeev Lowenthal
Ces derniers jours, les médias israéliens se concentrent sur le défi posé par les drones explosifs du Hezbollah qui harcèlent les forces combattantes au Liban, oubliant quelque peu d’analyser l’impact profond de l’opération « Rugissement du Lion » sur l’organisation terroriste. Si Israël a formellement identifié au moins 2 000 membres du Hezbollah tués (noms et cartes d’identité à l’appui, dont de nombreux hauts responsables), la réalité sur le terrain semble bien plus sombre pour l’organisation.
Le coup de maître de la ruse israélienne
Une part importante de ces pertes résulte d’une manœuvre de déception sophistiquée menée au premier jour du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. Après 38 jours de combat, alors qu’une trêve entrait en vigueur entre les Gardiens de la Révolution et l’armée américaine, le Hezbollah a cru — à tort — qu’il était inclus dans l’accord et qu’Israël cesserait ses frappes. À sa grande horreur, l’armée de l’air israélienne a lancé une vague d’attaques simultanées, éliminant plus de 250 terroristes, dont des cadres supérieurs, en quelques heures. Ce n’est que plusieurs jours plus tard que Donald Trump a ordonné l’arrêt des frappes sur Beyrouth.
Reuters : Le Hezbollah a perdu des milliers d’hommes
Selon une enquête approfondie de Reuters basée sur des entretiens avec plus d’une douzaine de responsables de l’organisation :
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Pertes humaines : Des milliers de combattants ont été tués. Les sources indiquent que les chiffres du ministère libanais de la Santé ne reflètent qu’une fraction des pertes réelles du mouvement.
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Déplacements : Des centaines de milliers de civils chiites ont fui leurs foyers.
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Emprise territoriale : Israël contrôle désormais une bande de sécurité d’environ dix kilomètres de profondeur à l’intérieur du Sud-Liban.
À titre d’exemple, dans le seul village de Yater, 34 combattants ont été recensés comme tués. Dans la banlieue sud de Beyrouth (Dahieh), des dizaines de fosses communes fraîches ont été creusées au lendemain du cessez-le-feu, avec des stèles désignant les défunts comme « commandants » ou « combattants ».
Isolement politique et humiliation à Beyrouth
Le Hezbollah subit également un revers historique sur la scène intérieure libanaise. Pour la première fois depuis des décennies, le gouvernement libanais a entamé des discussions directes avec Israël, au mépris total des menaces du Hezbollah. Beyrouth a même officiellement interdit les activités militaires de l’organisation. Bien que le Hezbollah exige l’annulation de ces décisions, le palais présidentiel semble ne plus craindre une organisation ainsi affaiblie.
La réalité du terrain : des bastions rayés de la carte
Bien que l’on parle de « cessez-le-feu », la réalité géographique est irréversible. Les villes de Bint Jbeil et Al-Khiam, autrefois bastions inexpugnables du Hezbollah abritant des dizaines de milliers d’habitants, ont été littéralement effacées de la carte.
Les bulldozers et le génie militaire israélien ont méthodiquement détruit chaque infrastructure terroriste, transformant ces localités en champs de ruines où le Hezbollah aura d’immenses difficultés à se réinstaller, même en cas de retrait de Tsahal. En outre, deux tunnels géants conçus pour abriter 700 combattants chacun ont été découverts et anéantis, aux côtés de milliers de structures logistiques plus petites.
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