Propos sulfureux de Rima Hassan : une ONG dénonce le «silence» du Parlement européen.
Le Parlement européen est mis en cause pour son absence de réaction face aux controverses visant l’eurodéputée Rima Hassan, un « silence » que l’ONG EU Watch juge préoccupant.
Insoumise ou intouchable ?
Selon une enquête de l’ONG EU Watch, révélée par Le Figaro, le Parlement européen resterait largement silencieux face aux nombreuses polémiques entourant l’eurodéputée LFI Rima Hassan depuis son élection en 2024. Une inertie que l’organisation qualifie de problématique, alors que l’élue fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires en France et d’une succession de controverses publiques.
Dans son rapport, l’ONG estime que l’institution européenne n’a pas donné suite à plusieurs alertes ou sollicitations concernant des prises de position de l’eurodéputée, malgré des échanges de courriers et des demandes d’enquête parlementaire. Le directeur exécutif d’EU Watch, Samuel Madar, souligne auprès du quotidien qu’il « n’explique pas pourquoi (le Parlement européen) ne réagit pas », pointant une absence de justification claire de ce dernier sur son inaction.
Poursuivie pour « apologie du terrorisme »
L’organisation recense une série de déclarations publiques, publications et prises de position attribuées à Rima Hassan depuis 2024, ainsi que plusieurs procédures judiciaires en cours en France, notamment pour « apologie du terrorisme ». Parmi les propos cités par le rapport et relayés par Le Figaro figurent notamment son refus de qualifier l’attaque du 7 octobre de « terroriste », ou encore ses déclarations selon lesquelles la « résistance armée est légitime et même indispensable ». Le document lui attribue également des propos selon lesquels le sionisme serait une « idéologie raciste et colonialiste », ainsi qu’une phrase affirmant que « détester Israël est signe de bonne santé mentale et militante ».
D’après les éléments compilés par EU Watch, plusieurs eurodéputés auraient, dès 2024, sollicité la présidence du Parlement européen afin d’ouvrir une enquête interne. Ces démarches seraient restées sans suite, malgré la récurrence des polémiques entourant l’élue LFI.
Le rapport évoque également l’absence de réaction disciplinaire de l’institution, qui n’a pas engagé de procédure spécifique à ce stade. Le Parlement européen rappelle pour sa part qu’il n’est ni une autorité judiciaire ni une force d’enquête, et que les faits relevant du droit pénal doivent être traités par les juridictions nationales. Aucune procédure nouvelle n’a été annoncée à ce stade.
Le JDD
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