Guerre en Ukraine : Tension à la centrale nucléaire de Zaporijjia et crainte d’une nouvelle course atomique

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 27 avril 2026, au 1.524e jour du conflit.

Le fait du jour

La tension s’accroît autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, située en Ukraine mais contrôlée depuis quatre ans par la Russie. Ce lundi, un employé a été tué par un drone ukrainien au niveau d’un atelier de l’établissement, a annoncé l’administration russe. « Toute attaque contre la centrale nucléaire constitue une menace non seulement pour les personnes, mais aussi pour la sécurité nationale », a-t-elle ajouté.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué sur X qu’elle se penchait sur l’incident. Son chef, Rafael Grossi, « réitère que des frappes sur ou à proximité de centrales nucléaires peuvent mettre en danger la sûreté nucléaire et ne doivent pas avoir lieu ».

La centrale de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, est située sur la rive sud du Dniepr, un fleuve qui fait office de ligne de front entre les belligérants. Depuis le début de l’offensive russe, Moscou et Kiev s’accusent régulièrement de risquer une catastrophe nucléaire en attaquant le site, dont les six réacteurs sont à l’arrêt.

L’opérateur nucléaire public ukrainien Energoatom a indiqué dimanche que la centrale avait une nouvelle fois été privée d’électricité, nécessaire au maintien des systèmes de refroidissement. Le même jour, Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de « terrorisme nucléaire ».

La déclaration du jour

« J’ai la conviction que l’armée et le peuple russes remporteraient sans aucun doute la victoire dans cette guerre sacrée et juste »

Les paroles sont signées Kim Jong Un. Le dirigeant nord-coréen a réaffirmé son soutien à l’invasion russe de l’Ukraine, s’engageant à aider Moscou à remporter la victoire, ont rapporté lundi les médias d’Etat. Cette déclaration intervient alors qu’une série de hauts responsables russes se sont succédé à Pyongyang ces derniers jours, notamment le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov.

La Corée du Nord « soutiendra comme toujours pleinement la politique de la Fédération de Russie visant à défendre la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale et les intérêts sécuritaires », a déclaré Kim Jong Un.

Le chiffre du jour

2.900 milliards de dollars. C’est l’exorbitante somme consacrée dans le monde aux dépenses militaires en 2025, marquant une onzième année consécutive de croissance sur fond de conflits multiples, selon un rapport de référence publié lundi. Les trois principaux contributeurs (les États-Unis, la Chine et la Russie) ont représenté plus de la moitié du total.

La hausse a atteint 2,9 % en un an en dépit d’un recul des dépenses militaires américaines, selon le rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Cette baisse a été largement compensée par les progressions en Europe et en Asie à l’occasion d’« une nouvelle année marquée par les guerres et l’intensification des tensions », explique Lorenzo Scarazzato, chercheur du Sipri. « Le fardeau militaire », soit la part du PIB mondial consacrée aux dépenses militaires, est le plus élevé depuis 2009.

A noter que les dépenses de la Russie ont augmenté de 5,9 % pour atteindre 190 milliards de dollars, soit 7,5 % du PIB. L’Ukraine, quant à elle, a augmenté ses dépenses de 20 % pour atteindre 84,1 milliards de dollars, soit 40 % du PIB.

La tendance

Les pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) se réunissent à l’ONU à partir de ce lundi, alors que les tensions entre les puissances nucléaires à travers le globe font craindre une nouvelle course à l’arme atomique.

Lors de la dernière conférence de révision de ce traité en 2022, après l’invasion russe de l’Ukraine, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait averti que l’humanité était « à un malentendu, une erreur de calcul de l’anéantissement nucléaire ».

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« Depuis trop longtemps, le Traité oscille entre la vie et la mort. Les engagements ne sont toujours pas tenus. La confiance et la crédibilité s’effritent. Les moteurs de la prolifération montent en puissance. Il nous faut donner une nouvelle vie au Traité », a plaidé Antonio Guterres en ouverture lundi. « Le succès ou l’échec de cette conférence aura des implications bien au-delà des cinq prochaines années, la perspective d’une nouvelle course aux armements nucléaires plane au-dessus de nos têtes », s’est alarmé le président de la conférence, Do Hung Viet.

Les pays du G7 se disent particulièrement « préoccupés » par « l’important renforcement et la modernisation des arsenaux nucléaires de la Chine et de la Russie ».

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