Carburants : Depuis Athènes, Emmanuel Macron fait le point sur l’hypothèse d’une « pénurie » en France

Pas un « scénario du pire ». Le président Emmanuel Macron a assuré samedi à Athènes que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd’hui « envisager aucune pénurie » de carburant en France, mettant en garde contre les scénarios qui risquent de provoquer des « comportements de panique ».

« La situation est contrôlée »

Le patron du géant énergétique français TotalEnergies Patrick Pouyanné avait estimé vendredi que si le blocage du détroit d’Ormuz, dans le Golfe, perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ». « On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter », a affirmé le président français, interrogé sur cette hypothèse lors d’une conférence de presse dans le cadre de sa visite à Athènes.

Selon lui, « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ». « Et bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes », a-t-il estimé. « Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », malgré l’impact sur les prix, et qu’« aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie », a encore affirmé Emmanuel Macron.

Une hausse de l’inflation

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz – où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde – est quasiment paralysée par l’Iran, un blocus auquel s’ajoute celui décidé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens.

Le conflit a également entraîné une hausse de l’inflation dans de nombreuses régions, notamment dans la zone euro où elle a été révisée en hausse en mars, à 2,6 % sur un an contre 2,5 % initialement annoncé, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis juillet 2024.

Il s’agit d’une forte progression par rapport à février, où l’inflation ressortait à 1,9 %, les prix ayant été tirés à la hausse le mois dernier par le conflit au Moyen-Orient et l’envolée du pétrole et du gaz.

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