Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, la France pleure encore un de ses soldats. Un deuxième militaire de la mission de l’ONU au Liban, Anicet Girardin, est mort mercredi, après avoir été grièvement blessé dans une embuscade attribuée au Hezbollah.
C’est dans cette embuscade qu’un autre soldat français, l’adjudant Florian Montorio, avait été mortellement touché samedi. Au total, trois soldats français ont été tués depuis le début, le 28 février, de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran. Le troisième soldat décédé est le major Arnaud Frion, qui avait été tué en Irak mi-mars dans une attaque de drones attribuée à une milice pro iranienne dans la région d’Erbil.
La France accuse le Hezbollah
Emmanuel Macron a annoncé mercredi sur X la mort du caporal-chef Anicet Girardin, du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes dans la Marne, rapatrié la veille en France. Il était soigné à l’hôpital militaire Percy, de Clamart. Avec notamment l’adjudant Florian Montorio, il participait à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Celle-ci a été prise samedi dans une embuscade dans le sud du pays, où deux autres soldats français ont été blessés. Les autorités françaises et l’ONU ont attribué cette attaque au Hezbollah, qui combat les troupes israéliennes dans cette zone mais a nié toute responsabilité.
Âgé de 31 ans, Anicet Girardin a été « violemment pris à partie par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte distance, il portait secours à son chef d’élément qui venait de tomber lorsqu’il était à son tour grièvement touché », a précisé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin.
Un soldat également envoyé au Mali
L’Armée de terre a également salué sur X la mémoire de ce soldat maître-chien, spécialisé dans la recherche et la détection d’explosifs, « consciencieux, discret et d’une grande fiabilité », et père d’un enfant de deux ans. Il avait déjà été déployé en 2019 au Liban, puis au Mali.
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A Suippes, le commandant en second de son régiment, le lieutenant-colonel Alexandre Karmann, a décrit devant la presse un « meneur d’hommes charismatique, apprécié de tous », qui avait « le sens du devoir et le sens de la camaraderie ». « Il avait la passion du chien chevillée au corps », a-t-il poursuivi, précisant que son animal, Ros, avait pu être récupéré « suite à l’action de combat ».
Avec émotion, Bruno Rochon, maire du village de Juniville, dans les Ardennes, où a grandi le soldat, a évoqué « un bon garçon, vivant, sans problème » que « toute la population connaissait ». Un « hommage solennel » lui sera rendu lors des commémorations des 7 et 8 mai, a annoncé l’édile de Reims, Arnaud Robinet, sur Instagram.
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