Une opération conjointe du Mossad, de Tsahal et du Shin Bet met au jour un appareil clandestin des Gardiens de la révolution, actif de l’Azerbaïdjan à l’Europe.
Une guerre de l’ombre désormais exposée
Dans un contexte d’escalade entre Israël et la République islamique d’Iran, les services de sécurité israéliens ont levé le voile, ce lundi, sur l’existence d’un vaste réseau terroriste international orchestré par les Gardiens de la révolution.
Selon un communiqué conjoint du Mossad, de Tsahal et du Shin Bet, cet appareil clandestin avait pour objectif de cibler des responsables israéliens, des infrastructures stratégiques ainsi que des intérêts juifs à travers le monde.
Cette révélation s’inscrit dans le prolongement de l’opération militaire baptisée « Rugissement du Lion », au cours de laquelle plusieurs hauts responsables iraniens et agents clés ont été éliminés.
Une attaque majeure déjouée contre un oléoduc stratégique
L’un des éléments les plus préoccupants concerne une tentative d’attentat contre l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), infrastructure énergétique cruciale reliant la mer Caspienne à la Méditerranée via la Géorgie et la Turquie.
Ce projet d’attaque a été neutralisé en Azerbaïdjan grâce à une coopération étroite entre les services locaux et les agences israéliennes.
Les autorités azerbaïdjanaises ont arrêté plusieurs membres d’une cellule terroriste en possession de drones piégés et d’explosifs introduits clandestinement sur le territoire. Ces agents menaient également des opérations de surveillance visant :
- l’ambassade d’Israël
- la synagogue de Bakou
- des figures de la communauté juive locale
Une chaîne de commandement directement liée à Téhéran
Les investigations ont permis de remonter jusqu’aux plus hauts niveaux de commandement iranien.
Le dispositif terroriste était dirigé par Rahman Makdem, chef de la division spéciale 4000 des Gardiens de la révolution, spécialisée dans les opérations extérieures. Il aurait été éliminé lors des premières phases du conflit.
Sous son autorité opérait notamment :
- Mohsen Suri, officier clé et coordinateur d’opérations internationales, également neutralisé lors d’une frappe ciblée
- Mehdi Yakh-Dahkan, alias « le Docteur », responsable des opérations en Azerbaïdjan
Le tout sous la supervision de Majid Khadami, chef du renseignement des Gardiens de la révolution, lui aussi éliminé selon les sources israéliennes.
Une stratégie globale : frapper partout, nier toujours
Selon les services israéliens, ce réseau s’inscrit dans une stratégie plus large de l’Iran visant à :
- mener des opérations terroristes à l’étranger
- cibler des intérêts israéliens, juifs et occidentaux
- maintenir une négation plausible pour éviter des représailles directes
Des activités similaires ont été identifiées en Europe, en Turquie et au Moyen-Orient, incluant :
- trafic de drones explosifs
- surveillance de bases militaires occidentales
- coopération avec des milices pro-iraniennes
Un tournant dans la confrontation Israël-Iran
La mise au jour de ce réseau marque un tournant stratégique. Elle démontre non seulement l’ampleur de l’appareil clandestin iranien, mais aussi sa vulnérabilité face à la coordination internationale du renseignement.
Israël insiste : malgré les succès opérationnels, la menace reste permanente.
« L’Iran agit sans relâche pour frapper des cibles israéliennes et juives à travers le monde. Le Mossad est déployé partout, mais la vigilance doit rester absolue. »
Une guerre invisible… mais mondiale
Ces révélations confirment que la confrontation entre Israël et l’Iran dépasse largement le cadre régional. Elle se joue désormais sur plusieurs continents, mêlant opérations militaires, renseignement et guerre asymétrique.
Malgré les tentatives de Téhéran de dissimuler son implication, la structure mise à jour expose un système centralisé, hiérarchisé et directement piloté depuis l’Iran.
Shai Marciano – Israël Actualités
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