He made the remarks at a press conference in the Iranian capital, Tehran, on the occasion of the National Parliament Day, while elaborating on the reasons preventing the resumption of nuclear negotiations with the United States.
Ghalibaf said the United States does not want to negotiate but instead aims to impose its demands and force Iran to give in. (Xinhua/Shadati)
Iran: entre déclarations et réalité sur le terrain
Le président du Parlement iranien admet : « Nous n’avons pas vaincu Israël, nous luttons pour survivre ». Dans un contexte de pressions nationales et internationales croissantes, et sur fond de tensions sécuritaires persistantes, des voix inhabituelles se font entendre à Téhéran.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a reconnu publiquement que l’Iran n’est pas en position de force face aux États-Unis et à Israël, et a même laissé entendre qu’il existe d’importantes disparités en matière de capacités.
Il a déclaré : « En toute franchise, nous n’avons aucun avantage militaire sur les États-Unis », ajoutant que les deux pays disposent d’un net avantage en termes de ressources, d’équipements et de capacités. De telles déclarations sont rares au sein de la direction de la République islamique, qui adopte généralement une ligne dure et intransigeante.
Un changement de ton: de la détermination à la survie
Par ailleurs, Qalibaf s’est adressé au discours dominant au sein de l’opinion publique iranienne et parmi les milieux idéologiques du pays, en soulignant :
« Certains prétendent que nous les avons vaincus, ce qui est faux. Nous ne les avons pas vaincus, nous parvenons simplement à tenir bon. »
Ce message marque un tournant, passant d’un récit de victoire totale à un discours mettant l’accent sur la résilience face à l’adversité, un changement qui pourrait indiquer une vision plus réaliste au sommet de l’État.
Commentaire régional : Une tentative de modérer les attentes
Le journaliste libanais Nadim Kotish a affirmé qu’il s’agissait d’une manœuvre calculée de la part d’éléments relativement modérés au sein du pouvoir iranien. Selon lui, ces déclarations visaient à « ramener le discours à la réalité et à réduire les attentes irréalistes », compte tenu des difficultés économiques et des pressions internationales.
Koteish a estimé qu’il pourrait s’agir d’une préparation publique à une période de tensions prolongées, voire à l’ouverture de canaux politiques à l’avenir, si les conditions sont réunies.
Entre déclarations et réalité sur le terrain
Malgré tout, l’Iran maintient une position officielle intransigeante envers Israël et les États-Unis. Cependant, la déclaration de Qalibaf souligne qu’en coulisses, des discussions plus complexes, incluant des analyses moins optimistes de la situation, sont en cours.
La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, la question centrale étant de savoir s’il s’agit d’un véritable changement de cap ou d’un ajustement tactique du discours face à une réalité régionale en mutation.
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