TRIBUNE – ISRAËL ACTUALITÉS
Saint-Étienne : quand l’idéologie efface l’Histoire et fracture la République
Il y a des décisions locales qui dépassent largement le cadre municipal.
Celles qui touchent à Israël, à la mémoire, à la vérité et à l’équilibre déjà fragile de notre société en font partie.
La volonté affichée de rompre un jumelage historique entre Saint-Étienne et la ville israélienne de Nof HaGalil, pour le remplacer par une coopération avec une entité palestinienne liée à Gaza, n’est pas un simple geste diplomatique.
C’est un acte politique. Un acte idéologique. Un signal.
Une rupture symbolique lourde de sens
Le jumelage avec Nof HaGalil ne date pas d’hier.
Il remonte à 1974, à une époque où la France cherchait encore à bâtir des ponts, pas à les détruire.
Rompre ce lien aujourd’hui, même sous couvert de “suspension de fait”, revient à faire un choix clair :
– désigner un camp
– effacer une histoire commune
– et instrumentaliser une ville française dans un conflit international
Derrière les mots, une réalité politique
On nous parle de “droit international”, de “solidarité humaine”, de “paix”.
Mais dans les faits ?
- On remplace un partenariat avec une ville israélienne par un signal politique en direction de Gaza
– On adopte une lecture unilatérale d’un conflit complexe
– On reprend des éléments de langage lourds — comme celui de “génocide” — sans nuance, sans recul, sans responsabilité
Ce n’est plus de la diplomatie locale.
C’est une prise de position militante.
Le risque : importer le conflit en France
Ce type de décision n’apaise rien.
Au contraire, elle fracture.
Elle envoie un message dangereux :
– que certaines villes françaises peuvent devenir des relais politiques d’un conflit extérieur
– que l’on peut, au nom d’une idéologie, rompre des liens avec Israël sans conséquence
Dans un pays déjà traversé par des tensions communautaires croissantes, c’est une faute politique majeure.
La France mérite mieux que des postures
La vocation d’une mairie n’est pas de faire de la géopolitique à sens unique.
Elle est de rassembler, de protéger, d’équilibrer.
Faire de Saint-Étienne un symbole d’alignement idéologique, c’est trahir cette mission.
La solidarité ne se décrète pas à géométrie variable.
Elle ne s’exerce pas en rompant des liens avec une démocratie pour en privilégier une autre lecture politique.
Une ligne rouge est franchie
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un jumelage qui est en jeu.
C’est une vision de la France.
Une France qui :
- choisit ses partenaires selon des postures idéologiques
- importe des conflits extérieurs sur son sol
- et fragilise son unité nationale
Ou une France qui :
- reste fidèle à ses valeurs d’équilibre
- refuse les simplifications dangereuses
- et protège la cohésion de son peuple
Il est temps de réagir
Face à ces décisions, le silence n’est plus une option.
Il ne s’agit pas de nier la souffrance des populations civiles, où qu’elles soient.
Il s’agit de refuser la manipulation politique des émotions et la stigmatisation d’un État démocratique.
La France ne doit pas devenir le théâtre d’affrontements importés.
Elle doit rester une nation forte, lucide, et unie.
Alain SAYADA
Président d’ENR 2 FRANCE
Rédacteur en chef – Israël Actualités
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