Les États-Unis durcissent les sanctions contre l’Iran : offensive financière contre le réseau de contrebande de pétrole de la famille Shamkhani

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a souligné que cette mesure reflète une approche plus agressive que jamais. « Le département du Trésor agit avec détermination dans le cadre de l’opération « Economic Fury » contre les proches du régime, à l’instar de la famille Shamkhani. »

Par Mandy Kogosovsky 

L’opération « Economic Fury » (Fureur Économique)

Washington a intensifié mercredi son système de sanctions contre Téhéran, en ciblant un vaste réseau de contrebande de pétrole lié à l’élite du régime. Cette initiative fait partie de ce que les responsables appellent l’opération « Economic Fury » — le volet financier de la campagne plus large « Epic Fury » lancée par l’administration le 28 février dernier.

Plus de 25 cibles identifiées

Le département du Trésor américain a annoncé de nouvelles sanctions contre plus de 25 individus, sociétés et navires liés au magnat iranien du transport maritime, Mohammad Hossein Shamkhani. Ce dernier est le fils d’Ali Shamkhani, ancien haut responsable de l’appareil sécuritaire iranien. Selon les autorités, ce réseau gère un système de commerce de pétrole d’une valeur de plusieurs milliards de dollars s’étendant sur l’Iran et la Russie, conçu pour contourner les sanctions tout en générant des revenus directs pour le régime.

Mise en garde contre les institutions financières

Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré : « Le Trésor agit avec fermeté contre les proches du régime, comme la famille Shamkhani, qui tentent de s’enrichir aux dépens du peuple iranien. » Il a ajouté un avertissement clair : les institutions financières qui faciliteraient de telles activités s’exposent à des sanctions secondaires.

Un bilan de « Pression Maximale »

Cette action s’appuie sur la désignation du réseau Shamkhani comme entité sous sanction depuis juillet 2025. Elle s’inscrit dans un effort global visant à démanteler l’infrastructure d’exportation illégale de pétrole de l’Iran. Selon les données du Trésor, plus de 1 000 individus, entités, navires et aéronefs ont été inscrits sur les listes de sanctions depuis la relance de la campagne de « Pression Maximale ».

Pétrole contre or : la connexion Venezuela-Hezbollah

Parallèlement, les autorités américaines ont identifié un réseau financier distinct impliqué dans la vente de pétrole iranien en échange d’or vénézuélien. Selon le rapport, ce stratagème servait à canaliser des fonds vers le Hezbollah et la Force Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique, tous deux désignés comme organisations terroristes par Washington.

Objectif : entraver les réseaux de « Proxys »

Le Département d’État a présenté ces sanctions comme un moyen de limiter les activités régionales de l’Iran, particulièrement dans un contexte de tensions croissantes dans le détroit d’Ormuz. Dans une déclaration officielle, Téhéran est accusé de détourner la richesse nationale vers des groupes interposés (proxys) à travers le Moyen-Orient.

« Ces stratagèmes prouvent jusqu’où l’Iran et ses partenaires sont prêts à aller pour contourner les sanctions et financer des activités hostiles », a écrit le Département d’État, ajoutant que Washington « continuera à exposer et à perturber ces réseaux ».

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