Le nouveau plan américain contre l’Iran ?

Les États-Unis rejettent la demande iranienne d’une nouvelle rencontre au Pakistan.

D’après les informations recueillies par Israel Hayom, les États-Unis ne sont pas disposés à fixer une nouvelle date pour les négociations avec l’Iran à ce stade. Parallèlement, des indicateurs économiques alarmants laissent présager une forte détérioration de la situation et accentuent la pression pour une reprise des contacts avec les Américains.

par Danny Zaken

Immédiatement après l’échec des pourparlers irano-américains au Pakistan, les Pakistanais ont entrepris d’organiser une nouvelle rencontre à Islamabad. Alors que ces efforts des médiateurs pakistanais étaient rapportés, des informations obtenues par Israel Hayom indiquent qu’à ce stade, les Américains ne sont pas disposés à fixer une nouvelle date pour les discussions.

Les États-Unis entendent tirer pleinement profit de la fermeture du détroit d’Ormuz. Washington avait posé comme condition préalable la réouverture complète du détroit, comme convenu précédemment, condition que les Iraniens n’ont pas remplie.

Selon CNN, de hauts responsables de l’administration du président Donald Trump discutent d’une possible réunion supplémentaire avec les Iraniens, à Genève ou à Islamabad.

, רויטרס, AFPLe président américain Donald Trump devant le détroit d’Ormuz | Photo : Reuters, AFP

La fracture au sommet du régime s’aggrave

Le régime iranien, dirigé par le Corps des gardiens de la révolution islamique, ne dispose quasiment plus de réserves pour poursuivre les combats, selon des évaluations de responsables diplomatiques et sécuritaires américains et du Moyen-Orient. Ces responsables estiment que la situation devrait encore s’aggraver en cas de fermeture du détroit d’Ormuz et que, par conséquent, les dirigeants politiques iraniens devraient faire pression sur le commandement des Gardiens de la révolution pour qu’il reprenne contact avec les États-Unis afin d’obtenir de l’aide.

Les divergences entre les hauts commandants des Gardiens de la révolution, Ahmad Vahidi et Ali Abdollahi, et les dirigeants politiques civils sont profondes et s’accentuent. Leur refus d’autoriser le ministre des Affaires étrangères, Massoud Pezeshkian, et le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, à discuter de la question nucléaire sans une levée immédiate des sanctions a provoqué l’échec des pourparlers au Pakistan.

נשיא איראן, מסעוד פזשכיאן , אי.פיLe président iranien Massoud Pezeshkian. Photo : AP

Les renseignements parvenus aux États-Unis, à Israël et aux pays du Golfe impliqués dans le dossier indiquent que les réserves de change de l’Iran sont presque entièrement épuisées. L’économie formelle, gérée par le gouvernement de Pezeshkian, est confrontée à un chômage exceptionnellement élevé, une inflation à trois chiffres, une dépréciation continue de la monnaie et un blocage quasi total de toutes les sources de revenus.

Effondrement économique ?

Selon certaines informations, le ministère des Finances et la banque centrale iraniens envoient quotidiennement des avertissements au président Pezeshkian concernant l’état de l’économie et indiquent que l’Iran aura du mal à se redresser même si la guerre prend fin maintenant, à moins que des réformes radicales ne soient mises en place et que les ressources ne soient réorientées vers l’économie.

Selon un rapport d’ Iran International , média proche de l’opposition , des responsables de la Banque centrale de la République islamique ont averti le gouvernement que si la situation actuelle perdure, l’inflation atteindra 180 % et deux millions de personnes supplémentaires viendront grossir les rangs des chômeurs. Le rapport indique que le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnaser Hemmati, a insisté auprès de Pezeshkian sur la nécessité pour l’Iran de parvenir à un accord avec les États-Unis et de lever les restrictions d’accès à Internet afin d’améliorer la situation économique.

Hemmati a participé aux pourparlers à Islamabad et a présenté la demande de l’Iran : la levée des sanctions et le déblocage des avoirs gelés. Il a clairement indiqué que, sans revenus immédiats, une grande partie de la population iranienne serait menacée par la famine.

Iran, aujourd’hui. Photo : EPA

Les Américains ont clairement indiqué qu’ils étaient prêts à débloquer les fonds gelés, à condition qu’ils soient affectés aux besoins civils. Les discussions économiques n’ont pas progressé en raison de désaccords sur la question nucléaire et sur le refus de l’Iran de rouvrir le canal d’Ormuz, comme il s’y était engagé comme condition au cessez-le-feu.

Les renseignements indiquent également l’effondrement de la deuxième économie iranienne, celle contrôlée par le Corps des gardiens de la révolution islamique. Ce corps contrôle de nombreuses entreprises qui dominent le secteur énergétique iranien, notamment les exportations de pétrole, ainsi que les mines, l’aviation, l’industrie pharmaceutique, l’industrie lourde et bien d’autres secteurs. Presque tous ces secteurs, à l’exception du pétrole, sont quasiment à l’arrêt. Il en résulte une réduction des capacités offensives du régime.

Un autre aspect, non moins important, est le gel des comptes bancaires et des actifs financiers appartenant à des sociétés liées aux gardes et à leurs hauts responsables, ce qui constitue un coup direct porté à la fortune personnelle des hauts gradés de la Garde.

JForum.fr avec ILH

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