«Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. » Le message est clair. Le président des Etats-Unis Donald Trump s’en est pris violemment ce dimanche au souverain pontife, au lendemain d’une allocution très critique contre la guerre.
ace aux journalistes, sur la base militaire d’Andrews, dans le Maryland, Donald Trump a dénoncé un pape « très libéral » et « qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité ». Il l’a aussi accusé aussi de « faire joujou avec un pays qui souhaite se doter de l’arme nucléaire », en référence à l’Iran.
« Je fais exactement ce pour quoi j’ai été élu »
Quelques heures plus tard, le président américain a continué à le vilipender, en publiant un long message sur son réseau Truth Social. Il accuse pêle-mêle Léon XIV de soutenir le programme nucléaire iranien, de s’être opposé à une opération militaire américaine au Venezuela en janvier et de rencontrer des proches de Barack Obama.
« Je ne veux pas d’un pape qui critique le président des Etats-Unis, car je fais exactement ce pour quoi j’ai été élu, DE FACON ECRASANTE, à savoir faire baisser la criminalité à des niveaux historiquement bas et créer le plus grand marché boursier de l’histoire », a-t-il écrit.
Donald Trump a également accompagné son message d’une image générée par intelligence artificielle le représentant en figure quasi religieuse, posant la main sur un malade entouré de fidèles, sur fond de symboles américains.
« Il est temps de faire la paix », estime le pape
La veille, lors d’une veillée de prière à la basilique Saint-Pierre de Rome, Léon XIV avait livré l’une de ses critiques les plus virulentes des conflits en cours. La foi est nécessaire « pour affronter ensemble ce moment dramatique de l’Histoire », a-t-il déclaré. « Assez de l’idolâtrie du moi et de l’argent ! Assez des démonstrations de force ! Assez de guerres ! La véritable force se manifeste en servant la vie », a lancé le pape.
Sans citer de pays ni de dirigeant, il a aussi appelé les responsables politiques à changer de cap : « Chers frères et sœurs, il existe certainement des responsabilités impératives qui incombent aux dirigeants des nations. Vers eux nous nous écrions : arrêtez ! Il est temps de faire la paix ! » Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV a pris position contre certaines décisions de l’administration Trump, tout en maintenant des canaux de dialogue ouverts entre Washington et le Vatican.
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