Selon le Wall Street Journal, les États-Unis continuent de renforcer leurs forces au Moyen-Orient face à l’éventualité d’une reprise des combats, parallèlement aux discussions au Pakistan. Entre autres, des avions de chasse, des Marines et des forces de la 82e division aéroportée ont été déployés dans la région.
Ma’ariv
Selon un rapport du Wall Street Journal, les États-Unis poursuivent le renforcement de leurs effectifs au Moyen-Orient en prévision d’une possible reprise des hostilités, alors que les équipes américaines et iraniennes se préparent à des discussions au Pakistan ce week-end. Le rapport précise que des avions de chasse et des appareils d’attaque américains sont arrivés dans la zone ces derniers jours. Parallèlement, entre 1 500 et 2 000 soldats de la 82e division aéroportée pourraient les rejoindre prochainement. Des milliers de marins et de Marines font également route vers la région, incluant le groupe aéronaval du porte-avions USS George H.W. Bush ainsi qu’une force navale autour de l’USS Boxer.
En marge de ce déploiement militaire, le président Donald Trump a déclaré dans une interview au New York Post que les États-Unis « chargent les navires » de munitions et d’armes pour le scénario où les discussions avec l’Iran échoueraient. Il a ajouté : « Si nous n’obtenons pas d’accord, nous les utiliserons — et nous les utiliserons de manière très efficace ». Le vice-président J.D. Vance, en partance pour le Pakistan (notre photo), a également transmis un message ferme mais prudent. Avant son décollage, il a affirmé que si les Iraniens étaient prêts à négocier « de bonne foi », les États-Unis seraient prêts à « tendre une main ouverte », mais que s’ils tentaient de « jouer » avec les Américains, l’équipe de négociation ne se montrerait pas réceptive.
Vance a ajouté que Trump avait donné à la délégation des « directives très claires » pour les pourparlers, centrées sur la réouverture du détroit d’Ormuz et le maintien du cessez-le-feu fragile.
L’analyse israélienne : pessimisme sur les compromis iraniens
En Israël, on estime que les deux parties abordent les discussions avec sérieux, mais le système de sécurité considère que les Iraniens auront du mal à accepter les deux exigences centrales de Washington : le dossier nucléaire et le détroit d’Ormuz. Une source sécuritaire a déclaré : « Aucun accord ne sera signé sans la remise des 450 kg d’uranium enrichi », ajoutant que la seconde question, particulièrement chère au président Trump, est l’ouverture totale du détroit d’Ormuz — et que sur ces deux points, aucun compromis américain n’est attendu.
Dans ce contexte, Israël se prépare également à la possibilité que les discussions volent en éclats d’ici quelques jours à deux semaines. Conformément à cette évaluation, Tsahal poursuit ses préparatifs pour une éventuelle reprise des combats contre l’Iran, tout en suivant de près le déploiement des forces américaines et l’avancée des contacts au Pakistan.
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