« On parle de sujets sérieux, sans se prendre au sérieux », Samuel Etienne organise un festival d’orientation pro

Des cockpits d’avion, un plateau de télévision et des humoristes ou des mentalistes pour vous donner des conseils sur votre carrière. C’est le concept du festival Ma Vie Pro, porté par le journaliste et streamer Samuel Etienne.

L’événement est inspiré de l’émission Ma Vie Pro sur sa chaîne Twitch. Il a lieu ce samedi 11 avril, au Paris Event Center. Pour 20 Minutes, Samuel Etienne a accepté de nous en dire plus.

Qu’est-ce que Ma Vie Pro ?

Ma Vie Pro, c’est d’abord une émission qu’on a lancée sur ma chaîne Twitch il y a un an et demi maintenant, dont la promesse est d’explorer les voies professionnelles pour que chacun trouve la sienne. Deux à trois fois par mois, pendant trois heures, nous parlons de métiers, de secteurs d’activité, de formation, d’orientation, d’études. Pour qu’un collégien, un lycéen, un étudiant qui s’intéresse sur son avenir puisse se projeter sur un métier très concrètement. On reçoit pendant l’émission des professionnels qui viennent parler un petit peu de ce qu’ils font. Et puis, je parle d’un public jeune, mais je parle aussi de gens qui travaillent déjà, des salariés, qui peuvent avoir envie de se réinventer, se réorienter, se reformer, et qui peuvent trouver aussi des idées chez nous.

Pourquoi faire un festival ? Et qu’a-t-il de différent des autres salons étudiants ?

Avec l’émission on touche surtout les gens sur Twitch. Mais je vais rendre à César ce qui est à César : c’est-à-dire à la production, à Webedia/Elephant. Ce sont eux qui travaillent depuis des mois sur ce festival. Et ça fait des mois qu’ils préparent le lieu, les invités, toute la logistique. Et en gros, c’est un travail qui a commencé en mai juin de l’an dernier. Pour permettre aux gens de poser des questions, si possible repartir avec des idées de carrière, voire des propositions d’embauche.

Quels seront les différents événements durant cette journée ?

Evidemment il y a des rencontres avec des pros, mais aussi des ateliers pour se mettre en situation de manière très concrète. Il y aura des boulangers et il sera possible de mettre la main à la pâte. Ceux qui veulent s’essayer au journalisme auront accès à un studio radio par exemple. Et tout le monde pourra trouver des offres d’emploi, de stage, et d’alternance. Et puis comme nous aimons le divertissement, il y aura aussi des invités, répartis sur les trois scènes du festival. Le mentaliste Charlie Haid viendra donner des conseils sur comment se tenir en entretien d’embauche pour paraître plus assuré et convaincant. Il y aura également d’autres créateurs de contenu et un comedy club. Donc, on parle de sujets sérieux, mais on aime aussi ne pas se prendre trop au sérieux.

Comment trouve-t-on les professionnels pour intervenir sur ce genre d’émission et de festival ?

Il y a deux canaux pour venir. Très souvent des personnes se proposent à nous. Il y a ceux qui se proposent à nous. Moi, très souvent dans ma boîte mail, j’ai des professionnels de tel ou tel métier qui me disent qu’ils ont à cœur de parler de leur branche professionnelle ou de leur métier. Et de notre côté nous réfléchissons aussi à des invités. Nous aimons faire des numéros de Ma Vie Pro thématiques, sur l’environnement par exemple.

Qu’est-ce qu’il faut pour parler à la jeunesse que ce soit de vie professionnelle ou même d’actualité ?

Il faut jouer franc jeu. Plus de costume de journaliste ou de présentateur. Il faut être soi, et il faut être sincère. Quand on est en live plusieurs heures par jour pendant des années, on ne peut pas s’inventer un personnage, on ne peut pas raconter une histoire. Et quand on parle d’actualité, il faut aussi prévenir les gens. Mon discours sur Twitch, c’est que j’ai beau être journaliste depuis trente ans, ce que je montre sur ma chaîne, ce n’est qu’un biais, qu’une vision. Ce n’est qu’un regard sur l’actualité avec tous mes biais, conscients et inconscients, liés à mon âge, à ma culture, l’endroit où je suis né, mon éducation, mes passions, ma sensibilité, mes valeurs.

Après cette reconversion, est-ce que vous vous considérez toujours comme journaliste ?

Je crois que l’information, c’est une démarche. Quelqu’un qui devient émetteur d’informations parce qu’il est spécialiste de tel ou tel sujet et qui y met la rigueur nécessaire, l’honnêteté dans sa démarche, il est dans une démarche journalistique. Le matin, quand je parle de l’actualité dans ma communauté, j’ai en temps réel, à l’instant T, entre quatre mille et cinq mille personnes. Quand je parle du nucléaire, le matin, dans le tchat, j’ai des ingénieurs en nucléaire. Quand je parle des questions d’éducation, j’ai des enseignants. Et ces gens-là viennent témoigner, corriger et préciser les informations. J’appelle ça l’information 2.0. Et puis mon expérience à la télévision ou en radio me sert toujours aujourd’hui, je ne cherche pas du tout à me détacher de cette période de ma vie.

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