Attaquer des sites civils relèverait de « crimes de guerre », affirme l’Iran après les menaces de Trump
L’Iran met en garde ce lundi contre de possibles « crimes de guerre » après des menaces de Donald Trump de viser prochainement des infrastructures civiles dans le pays.
« Le président américain, en tant que responsable le plus important de son pays, a menacé publiquement de commettre des crimes de guerre », a estimé sur X le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi.
Donald Trump a menacé dimanche de s’en prendre aux centrales électriques et aux ponts en Iran, si Téhéran ne rouvrait pas le détroit stratégique d’Ormuz alors que des sites civils ont déjà fait l’objet de frappes ces dernières semaines.
L’Iran exécute un homme condamné pour des liens avec Israël et les Etats-Unis
L’Iran vient d’exécuter un homme reconnu coupable d’avoir agi pour le compte d’Israël et des Etats-Unis lors d’une vague de manifestations antigouvernementales plus tôt cette année. « Ali Fahim, l’un des éléments ennemis impliqués dans les émeutes terroristes […] a été pendu après que la Cour suprême a […] confirmé le verdict », indique le site Mizan Online du pouvoir judiciaire.
Il s’agit de la dernière exécution liée aux manifestations qui ont éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie, avant de se transformer en manifestations antigouvernementales, avec un pic les 8 et 9 janvier.
Deux morts dans la destruction d’un immeuble à Haïfa par un missile iranien
Deux personnes ont été retrouvées mortes dans les décombres d’un immeuble à Haïfa, dans le nord d’Israël, frappé dimanche par un missile iranien, indiquent ce lundi les pompiers et secouristes, alors que les fouilles se poursuivent pour retrouver deux disparus.
Le tweet menaçant du président du Parlement iranien
Le puissant président du Parlement iranien a averti dimanche Donald Trump que toute la région allait « brûler » en raison de ses actions.
« Vos actions imprudentes entraînent les Etats-Unis dans un véritable ENFER pour chaque famille, et toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de Netanyahou », a écrit Mohammad Bagher Ghalibaf dans un message publié en anglais sur X, faisant référence au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, allié de Washington dans la guerre. « La seule véritable solution consiste à respecter les droits du peuple iranien et à mettre fin à ce jeu dangereux », a-t-il ajouté.
Trump insulte l’Iran
Donald Trump a menacé dimanche, insultes à l’appui, de s’en prendre aux infrastructures vitales iraniennes faute de réouverture du détroit d’Ormuz. « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social, ajoutant : « Gloire à Allah. »
Nouveau rebondissement sur l’ultimatum de Trump
Donald Trump a semblé dimanche à nouveau repousser de 24 heures son ultimatum envers l’Iran, fixé à présent à « mardi 20H00 » heure de Washington (02 heures mercredi à Paris), dans un court message sur sa plateforme Truth Social.
Le 27 mars, le président américain – qui exige notamment de Téhéran la réouverture du détroit d’Ormuz – avait déjà repoussé de 10 jours un ultimatum, qui devait expirer ce lundi.
Conférence de presse de Donald Trump ce lundi
Le président américain a prévu une conférence de presse – un format dont il est peu coutumier – à la Maison-Blanche à 13 heures (19 heures à Paris).
Donald Trump devrait y revenir sur l’opération de sauvetage en Iran d’un aviateur américain, « gravement blessé » selon lui, alors qu’entre deux menaces il a encore évoqué auprès de médias américains de « bonnes chances » d’un accord avec Téhéran pour cesser les combats.
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Le ton continue de monter ce lundi entre l’Iran et les Etats-Unis laissant peu d’espoir à une désescalade. En parallèle des menaces et des attaques, des efforts diplomatiques se poursuivent toutefois : Oman, situé face à l’Iran de l’autre côté du détroit d’Ormuz, a discuté avec Téhéran de sa réouverture, tandis que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s’est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, qui jouent un rôle de médiateur. Et la Russie et la Chine, alliées de l’Iran, ne cessent de réclamer de faire taire les armes. Pour l’instant sans succès.
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