En Israël, les technologies liées à la défense remplacent la cyber comme secteur high-tech très demandé.

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Le hightech israélien n’a pas été épargné par la guerre entre Israël et le Hamas déclenchée par le pogrom perpétré par ce dernier le 7 octobre 2023, et ses répercussions régionales.

Les entreprises high-tech ont dû faire face à des réductions massives de personnel, car 15 à 20 % des employés, et parfois davantage, ont été mobilisés sur le front.

Le trafic aérien, élément essentiel de ce secteur international, a été suspendu et les investisseurs étrangers ont tout gelé en attendant de voir ce qui allait se passer.

En Israël, la guerre a également provoqué une fuite des cerveaux. Entre octobre 2023 et juillet 2024, 8 300 employés du secteur des techniques de pointe ont quitté le pays pour une durée d’un an ou plus, soit 2,1 % de la main-d’œuvre du secteur.

En 2023, la croissance de la haute technologie avait largement dépassé celle du PIB, avec une hausse de 13,7 % contre 1,8 % pour le PIB. Mais la production du secteur a stagné en 2024, puis en 2025.

Les entreprises israéliennes de haute technologie ont levé 15,6 milliards de dollars de financements privés en 2025, contre 12,2 milliards en 2024, selon des chiffres publiés en décembre par Startup Nation Central (SNC).

L’innovation de rupture (« deep-tech »), qui s’appuie sur des avancées scientifiques ou d’ingénierie majeures (comme l’intelligence artificielle, la biotechnologie ou l’informatique quantique) pour promouvoir des transformations profondes et durables, notamment dans l’industrie, a retrouvé en 2025 ses niveaux d’avant 2021, année considérée comme un pic historique pour la high-tech israélienne.

Les deux dernières années ont également été marquées par une montée en puissance spectaculaire de l’innovation technologique dans le domaine de la défense, alors que l’armée israélienne était engagée sur plusieurs fronts.

Entre juillet 2024 et avril 2025, le nombre de jeunes pousses dans ce secteur a presque doublé, passant de 160 à 312.

Sur les plus de 300 entreprises émergentes collaborant avec le département de recherche et développement du ministère de la Défense israélien, « plus de 130 ont rejoint nos opérations pendant la guerre », indiquait en décembre dernier Amir Baram, directeur-général du ministère.

Les problèmes opérationnels sur le terrain ont poussé le ministère « à accepter des produits pas forcément complètement finis et testés, provenant de jeunes pousses ».

Les technologies liées à la défense ont remplacé la cybersécurité comme secteur high-tech très demandé.

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