Le pilote de l’avion abattu, a été secouru lors d’une « opération commando audacieuse » ; Trump : « Le colonel est entre nos mains ! »
Opération spectaculaire en plein cœur de l’Iran : les forces Spéciales Américaines ont achevé une mission de sauvetage de deux jours, pour localiser et secourir le navigateur du F615E, que les Iraniens avaient réussi à abattre. Cet épisode aurait pu signifier un revers de la guerre, où l’Iran, l’exhibant comme un trophée, se serait vanté de détenir un Colonel de l’US Air Force, otage de haute valeur. La réussite de l’Opération, au contraire, traduit une maîtrise de Ciel et du terrain, y compris en cas de déboire grave, comme la perte (matérielle) d’un avion.
Deux jours après le crash de l’avion américain en Iran
Ce matin (dimanche 5 avril), des informations ont commencé à circuler concernant le sauvetage du navigateur qui s’était éjecté, incident grave qui a déclenché des recherches à grande échelle qui se concluent par cette réussite opérationnelle. Des sources américaines ont déclaré à divers médias que des forces spéciales l’avaient secouru au cours d’une « opération audacieuse » tôt ce matin. Peu après, le président américain Donald Trump a confirmé cette information et s’est réjoui : « Le colonel est entre nos mains, sain et sauf ! ». Le grade de colonel correspond à celui de général de brigade dans l’armée israélienne.
Ce copilote navigateur, dont on ne révèle pas encore l’identité, était l’un des deux membres d’équipage du F-15E abattu vendredi par les forces iraniennes. Les unités de secours ont sauvé le pilote le jour même
Tous les hommes et moyens mis en oeuvre
Selon le « New York Times », des centaines de soldats des forces spéciales, ainsi que des dizaines d’avions de combat et d’hélicoptères, ont participé à l’opération de sauvetage. Ils ont pu compter sur des capacités cybernétiques, spatiales et de renseignement. « Toutes les forces impliquées dans le sauvetage ont quitté sans encombre l’espace aérien iranien », ont déclaré deux sources américaines au Wall Street Journal.
« Le sauvetage est intervenu après une course contre la montre entre les forces américaines et iraniennes, qui a duré deux jours, avant que le soldat blessé ne soit localisé », ont déclaré des responsables au « Times ». « Finalement, des forces spéciales américaines ont secouru l’officier lors d’une opération de grande envergure mobilisant des centaines de soldats des forces spéciales. »
Une fusillade à tirs nourris contre les Bassidjis au cours de l’extraction de l’officier US
Un haut responsable militaire américain a déclaré au « Times » que les avions de sauvetage transportant tous les membres du commando sains et saufs, étaient arrivés à Koweït. Deux anciens hauts responsables militaires, briefés sur l’opération, ont déclaré que « des avions américains ont largué des bombes et ouvert le feu sur des convois iraniens afin de les éloigner de la zone où se cachait le membre de l’équipe. Lorsque les forces américaines se sont approchées de lui, un échange de tirs a éclaté ».
Dans un entretien accordé à un journal américain, un haut responsable de l’armée américaine a décrit cette opération comme l’une des « missions de sauvetage les plus difficiles et les plus complexes de l’histoire des opérations spéciales américaines ». Selon lui, une fois l’officier secouru, les deux avions qui devaient l’emmener, lui et les soldats du commando, en lieu sûr se sont retrouvés bloqués sur une base isolée en Iran. Les commandants ont décidé de faire venir trois autres avions pour évacuer toutes les forces, et ont fait exploser les deux appareils immobilisés.
« L’une des opérations les plus audacieuses de l’histoire ! »
Dans un message publié sur le réseau social TruthSocial, Trump a salué l’opération et s’est adressé aux citoyens américains : « Nous l’avons retrouvé ! Américains, au cours des dernières heures, l’armée américaine a mené l’une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des États-Unis, pour retrouver l’un de nos incroyables officiers, qui se trouve être également un colonel très respecté, et je suis ravi de vous annoncer qu’il est sain et sauf ! »
Il a ajouté que « ce courageux combattant se trouvait derrière les lignes ennemies dans les montagnes iraniennes, pendant que nos ennemis le poursuivaient et se rapprochaient de plus en plus d’heure en heure, mais notre pays ne l’a jamais vraiment laissé seul car le commandant en chef, le ministre de la Guerre, le chef d’état-major interarmées et ses compagnons d’armes suivaient sa position 24 heures sur 24 et planifiaient minutieusement son sauvetage ».
Donald Trump et le siège éjectable de l’avion abattu en Iran
(Photo : ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)
Deux opérations de sauvetage en moins de 48h…
Selon Trump, « sur mon ordre, l’armée américaine a envoyé des dizaines d’avions, équipés des armes les plus meurtrières au monde, pour le secourir. Il a été blessé, mais il s’en sortira très bien. Cette opération extraordinaire s’ajoute au sauvetage réussi d’un autre pilote courageux hier, que nous n’avons pas confirmé, car nous ne voulions pas compromettre notre deuxième opération de sauvetage.
« C’est la première fois que nous secourons deux pilotes américains, séparément, au cœur du territoire ennemi. Nous n’abandonnerons jamais un soldat américain ! Le fait que nous ayons réussi à mener à bien ces deux opérations sans qu’aucun Américain ne soit tué ou blessé prouve une fois de plus que nous avons atteint la domination aérienne et la supériorité absoluedans le ciel iranien. »
Et il reste moins de 2 jours à l’Iran des Mollahs pour capituler ou négocier
Le président Trump a menacé hier d’une nouvelle escalade si l’Iran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz dans les 48 heures, et l’Iran a riposté par des menaces. Un porte-parole de l’armée iranienne a déclaré que le pays commençait à déployer de nouveaux systèmes de défense aérienne de fabrication locale afin d’attaquer les avions.
Quand à la tactique utilisée pour faire rendre gorge aux Gardiens de la Révolution, les observateurs israéliens évaluent qu’elle devrait résulter d’un mixte d’anéantissement de ressources énergétiques de l’Iran couplé à ma Doctrine israélienne « Dahiya », c’est-à-dire un bombardement intégral consistant à mettre par terre toute édification es quartiers résidentiels des gardiens de la Révolution et notables du régime, leur démontrant qu’ils n’ont plus nulle part où fuir.
Une stratégie susceptible de mettre fin aux combats plus rapidement et dans des conditions acceptables pour Washington et Jérusalem consiste à mettre en œuvre ce que l’on appelle en Israël la « doctrine de la Da’iya ». Il s’agit de l’évacuation proactive de la population civile – de préférence celle fidèle au régime – des quartiers et des zones de la capitale ennemie, au moyen d’avertissements préalables diffusés par tous les moyens de communication. Une fois les civils évacués, le quartier les bombardements aériens détruisent la zone entièrement. Cela a fonctionné à Dahiyeh, à Beyrouth, lors de la deuxième guerre du Liban et a conduit le Hezbollah à accepter un cessez-le-feu, et cela a fonctionné une nouvelle fois, dans une version améliorée, à Dahiyeh, à Beyrouth, en 2024, lors de l’opération « Flèches du Nord ».
Doctrine Dayiah couplée à la Neutralisation des missiles balistiques iraniens
Il y a de bonnes raisons de penser qu’il en sera de même à Téhéran, surtout si, outre le bombardement des quartiers, l’aviation détruit aussi des échangeurs à plusieurs niveaux et des ponts à Téhéran. D’un point de vue moral et au regard du droit international, il n’y a aucun problème ; l’Iran lance des missiles à fragmentation sur des zones densément peuplées et des infrastructures en Israël, et Israël a le droit de prendre les mêmes mesures s’il veille à évacuer au préalable les habitants de ces quartiers afin d’éviter de mettre leur vie en danger. Les Iraniens devraient réagir violemment. C’est pourquoi, si l’on adopte une telle stratégie, il faut le faire dans des conditions où l’armée de l’air sera en mesure de neutraliser rapidement les tirs de missiles balistiques sur Israël qui ne manqueront pas de suivre.
L’expérience montre que le régime de Téhéran est, par tradition, beaucoup moins sensible à ce qui se passe en province ; c’est pourquoi, pour être efficace, la « doctrine de la Dahiya » doit être appliquée aux quartiers où résident les familles des hauts responsables du régime. Lorsqu’ils se retrouveront sans abri et réfugiés dans leur propre pays, et qu’il y aura tous les deux ou trois jours une nouvelle expulsion de la population favorable au régime, il sera beaucoup plus difficile pour les hauts responsables des Gardiens de la révolution de rejeter les propositions de Trump visant à négocier un cessez-le-feu.
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