Les réservations de voyage n’ont pas la cote avec la guerre au Moyen-Orient. Les clients exigent des vols directs et privilégient les destinations sûres. Un coup dur pour les voyagistes, qui s’inquiètent des conséquences d’un enlisement du conflit.
Si les vacances de Pâques sont pour bientôt et les congés d’été dans trois mois, la guerre au Moyen-Orient met un coup d’arrêt aux envies d’évasion. « C’est cette inquiétude de savoir dans quels lieux on est en sécurité et dans quels endroits on risque quelque chose », indique une touriste française.
Dans une agence de voyages lilloise, il n’y a, pour l’heure, pas d’annulations. Les clients exigent toutefois des vols directs sans escales, ni à Dubaï (Émirats arabes unis), ni au Qatar, pour leurs long-courriers. Les destinations sûres sont également privilégiées. « Il y a un report sur l’Espagne, l’Italie, le Portugal. La Turquie et l’Égypte ne sont pas choisis. Même sur la Grèce, il y a un amalgame, donc, on nous dit parfois aussi non à la Grèce », constate Marine Codeville, conseillère en voyage.
Pour les entreprises de voyage, le risque est un conflit qui s’enlise. Tout le secteur du tourisme pourrait alors se gripper. « On se rend compte, effectivement, qu’il faut vendre ces stocks par tous les moyens, et que l’été, là, n’est pas du tout fait », observe Marc Delannoy, vice-président des Entreprises du Voyage Hauts-de-France Normandie.
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