Des fêtes de Pâques sous haute sécurité à Jérusalem. Le père David Stephy officie au centre Notre-Dame.

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Les célébrations de la fête de Pâques se tiennent samedi à huis clos dans la vieille ville, ou sous accès très limité. Depuis le début de la guerre impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran, Jérusalem vit sous un régime de sécurité renforcé, les lieux saints sont considérés comme des espaces à risque.

Des policiers en armes gardent et filtrent les entrées de toutes les portes de la vieille ville de Jérusalem. Le 16 mars dernier, plusieurs fragments de missiles interceptés étaient tombés à proximité immédiate de sites religieux majeurs, comme le Saint-Sépulcre et l’esplanade des Mosquées. Invoquant les difficultés d’intervention des secours, des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises par les autorités israéliennes. Les fêtes de Pâques vont donc se dérouler dans un silence inhabituel.

Dimanche, à la basilique du Saint-Sépulcre, lieu central du christianisme où la tradition situe la crucifixion et la résurrection du Christ, les célébrations vont avoir lieu dans un quasi-huis clos. Sous son voile noir, sœur Marie-Irène, qui vit à l’école biblique de Jérusalem depuis cinq ans, a du mal à cacher sa déception. « On regrette toujours que les gens ne puissent pas venir. Je devais chanter avec la chorale au Saint-Sépulcre mais même la chorale ne peut pas aller chanter pendant l’office, confie-t-elle déçue.

La semaine dernière, l’accès refusé au patriarche latin au Saint-Sépulcre a été très mal vécu par la communauté chrétienne. Pascal, 25 ans, est séminariste. Il trouve l’atmosphère pesante. « C’est à la fois très silencieux et assez agité » en raison de la présence policière, décrit-il. « On n’est pas hyper sereins. Beaucoup des prêtres des communautés qui proposent les messes nous invitent fortement à aller ailleurs. Il faut vouloir être sur les lieux saints parce que c’est vraiment le plus beau ».

Les autorités israéliennes ont donné des consignes : pas plus de 50 personnes par rassemblement. « Nous respecterons les consignes, assure le père David Stephy, qui officie au centre Notre-Dame de Jérusalem. Mais à Notre-Dame, nous avons toujours gardé nos portes ouvertes, surtout dans des moments comme celui-ci. La chapelle est le cœur de notre établissement, un lieu d’accueil et d’hospitalité pour tous. Je pense donc que notre état d’esprit, et celui que je perçois chez les chrétiens palestiniens, consiste à toujours percevoir la présence de Dieu, quelles que soient les circonstances ». Dans ce contexte de guerre, c’est toute l’atmosphère de Jérusalem qui s’est transformée.

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