Guerre au Moyen-Orient : Bercy annonce un « prêt flash carburant » pour les petites entreprises

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Le gouvernement a annoncé, vendredi, la mise en place d’un « Prêt Flash Carburant » en partenariat avec Bpifrance, afin de soutenir la trésorerie des petites entreprises confrontées à la hausse des prix liée à la guerre au Moyen-Orient. Ce dispositif s’adresse aux TPE et PME des secteurs des transports, de l’agriculture et de la pêche, dont les dépenses de carburant représentent « au minimum 5 % du chiffre d’affaires ». Les montants iront de 5.000 à 50.000 euros, à un taux de 3,80 % avec des fonds « distribués via un canal 100 % numérique par Bpifrance » et une « mise à disposition des fonds sous 7 jours ».

L’accès au prêt sera conditionné à plusieurs critères, notamment une ancienneté d’au moins un an et la transmission des relevés bancaires récents pour limiter les effets d’aubaine. La durée est fixée à 36 mois, « incluant un différé d’amortissement du capital de 12 mois ». Le dispositif sera disponible sur l’ensemble du territoire, y compris dans les outre-mer. Ces mesures avaient été annoncées la semaine précédente par le Premier ministre Sébastien Lecornu, tandis que Serge Papin évoquait des prêts « bonifiés, garantis par l’Etat, pour aider à la trésorerie ».

Roland Lescure saisit la Commission européenne

En parallèle, l’exécutif renforce sa vigilance sur les prix du carburant. Roland Lescure a indiqué avoir saisi la Commission européenne afin de vérifier les marges des raffineries et s’assurer qu’il n’y avait « pas d’abus ». Il a rappelé que les contrôles menés sur les distributeurs n’avaient pas révélé d’irrégularités : « On avait des questions sur les marges de distributeurs, on les a contrôlées et on a effectivement vérifié qu’il n’y avait pas d’abus ». Plus de 630 stations-service ont été inspectées, avec 5 % sanctionnées selon la répression des fraudes.

Notre dossier sur les carburants

Le débat sur les marges a été relancé par Thierry Cotillard, patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, qui a appelé le gouvernement à « convoquer » les raffineurs, visant notamment TotalEnergies. Il a évoqué un achat « à bon prix » de « 70 cargaisons » de pétrole, en référence à des informations du Financial Times selon lesquelles ces opérations auraient généré plus d’un milliard de dollars. TotalEnergies n’a ni confirmé ni démenti ces chiffres. Le ministre a indiqué avoir « échangé » avec les acteurs du secteur, tout en estimant que le sujet des raffineries devait être traité « au niveau européen » et en appelant à ne pas « pointer du doigt tel ou tel ».

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