Comme avec Yasser Arafat : Israël et les États-Unis estiment qu’un accord est possible avec Mojtaba

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Selon des sources israéliennes, Mojtaba n’apparaît pas en public — et ce n’est pas un hasard. On estime que son état physique est dégradé, et plus particulièrement que son visage pourrait être touché ; il est donc caché au public iranien pour éviter de porter un nouveau coup au moral du régime.

Ma’ariv – Anna Barsky 

Israël estime que Mojtaba Khamenei, le fils du Guide suprême iranien, est vivant et opérationnel — mais pour l’heure, il n’y a aucune intention de l’éliminer. Selon des sources en Israël, cette abstention ne relève pas d’une faiblesse opérationnelle, mais d’une décision politique américaine claire : laisser sur l’échiquier au moins une figure d’envergure et d’autorité qui, si un accord venait à mûrir, pourrait lui donner une validité interne face aux centres de pouvoir en Iran.

D’après ces sources, les États-Unis ont transmis un message explicite selon lequel il ne faut pas viser actuellement certaines personnalités iraniennes clés, dont Mojtaba, le ministre des Affaires étrangères iranien et Mohammad Baqer Qalibaf (notre photo). En Israël, on pense que Trump préfère encore, du moins à ce stade, épuiser la possibilité d’un accord — même si les chances semblent très limitées. La logique américaine, selon les estimations, est simple : si un texte de compromis est trouvé, il faudra une figure capable de « signer au nom du régime » et de maintenir l’accord face à l’opinion publique iranienne, à l’establishment politique et aux Gardiens de la Révolution.

A-t-il échappé à une élimination ?

Selon des sources israéliennes, Mojtaba ne fait aucune apparition publique — et ce n’est pas par hasard. On estime que son état physique est atteint, et il est possible que son visage soit marqué, d’où sa dissimulation afin de ne pas nuire davantage au moral du régime. Cependant, Israël considère que malgré son état, il est toujours fonctionnel, et son statut formel et symbolique pourrait faire de lui, le moment venu, l’homme providentiel. Selon ces mêmes sources, Israël sait qu’il est vivant et actif, mais il reste en dehors du cercle des éliminations ciblées en raison de la logique politique dictée actuellement par Washington.

Israël dresse même un parallèle historique intéressant : Mojtaba se trouverait aujourd’hui dans une position similaire à celle de Yasser Arafat après son affaiblissement politique, mais avant la signature des accords d’Oslo — un dirigeant touché, battu et affaibli, mais restant la seule figure capable d’apposer une signature contraignante à un accord. En d’autres termes, même si son pouvoir s’est érodé, son statut même en fait une adresse irremplaçable.

Un régime fracturé dans les bunkers

Parallèlement, un tableau sombre du système iranien se dessine en Israël : une direction divisée, déconnectée, terrée dans des bunkers et peinant à produire une ligne commune. Selon les analyses, la fracture majeure à Téhéran sépare le camp politique — le président, le ministre des Affaires étrangères et l’échelon diplomatique — qui comprend la profondeur des dégâts et pousse à un arrangement, et les Gardiens de la Révolution, qui continuent d’afficher une ligne de confrontation et refusent tout compromis. Selon les sources, il ne s’agit pas seulement d’un débat tactique, mais d’une véritable lutte pour l’orientation du régime.

Israël décrit deux messages principaux émanant des Gardiens de la Révolution : d’une part, la conviction que l’Iran peut tenir bon, nuire à l’économie mondiale et survivre jusqu’à ce que Trump s’affaiblisse politiquement. D’autre part, l’affirmation selon laquelle Trump ne veut pas d’un véritable accord, mais joue simplement un jeu visant à empêcher une envolée des prix du pétrole et à simuler une négociation. À l’inverse, dans le camp politique, on comprend de plus en plus que la poursuite de cette usure pourrait laisser l’Iran sans actifs, sans leviers de pouvoir et sans marge de manœuvre.

L’impact sur l’industrie de l’acier

En Israël, on estime qu’à mesure que les jours passent, la pression sur le camp pragmatique en Iran augmente. Les dommages causés à l’industrie de l’armement, et plus particulièrement à l’industrie sidérurgique, sont perçus à Téhéran comme un coup bien plus grave qu’une simple frappe militaire ponctuelle. Selon des sources israéliennes, les Iraniens réalisent que la campagne actuelle ne reste pas confinée au champ de bataille, mais commence à ronger les fondements économiques et industriels du régime. L’attaque contre l’industrie de l’acier, prétend-on, a été particulièrement déstabilisante car elle se situe précisément à la jonction entre l’infrastructure civile et celle servant l’effort de guerre.

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