Le Premier ministre britannique Keir Starmer a indiqué que les participants — parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Japon ou encore les Émirats arabes unis — examineront « tous les moyens diplomatiques et politiques » pour rétablir la liberté de navigation et sécuriser les navires actuellement immobilisés dans la zone.
À ce stade, aucune puissance ne semble disposée à engager une opération militaire directe tant que les hostilités se poursuivent. Les risques restent élevés, Téhéran étant en mesure de cibler les navires à l’aide de missiles antinavires, de drones ou de mines. Dans ce contexte, Londres privilégie une approche graduée, fondée sur la coordination internationale et la pression diplomatique.
Keir Starmer a toutefois précisé que des responsables militaires de plusieurs pays se réuniront prochainement afin de préparer des solutions pour sécuriser le trafic maritime « une fois les combats terminés ». Il a reconnu que la réouverture du détroit « ne sera pas facile » et nécessitera une « action conjointe » mêlant efforts diplomatiques, capacités militaires et coopération avec le secteur du transport maritime.
Parallèlement, une déclaration commune signée par 35 États appelle l’Iran à cesser toute tentative de blocage et à garantir la sécurité du passage. Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique aux routes maritimes internationales, constitue un axe stratégique majeur pour les exportations mondiales de pétrole.
L’absence des États-Unis à cette réunion souligne les divergences entre alliés occidentaux sur la stratégie à adopter. Quelques jours plus tôt, Donald Trump avait appelé les pays concernés à « se procurer eux-mêmes du pétrole », illustrant les tensions croissantes autour de la gestion de cette crise énergétique et sécuritaire.
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