C’est une des conséquences logiques de la flambée des prix du carburant. Alors que les automobilistes se saignent à chaque passage à la pompe, ils sont de plus en plus nombreux à opter pour le covoiturage. Un moyen facile de partager les frais de route, alors que le litre de gazole semble prêt à dépasser la barre symbolique des 2,50 euros.
Sollicité par 20 Minutes, le leader français du covoiturage BlaBlaCar confirme une nette hausse des inscriptions. « Nous observons une accélération de l’usage. Le nombre d’inscriptions de conducteurs a été multiplié par deux par rapport à l’avant-crise », explique une porte-parole du site, qui compte un peu plus de cinq millions de membres. En moins d’un mois, cela représente 50.000 nouveaux membres, dont 30.000 conducteurs.
Avec une telle progression du nombre d’utilisateurs, le nombre d’annonces a également bondi. A l’aube du week-end du 27 au 29 mars, le nombre de places proposées sur BlaBlaCar avait bondi de 30 % par rapport à un vendredi « normal ». Ce sont surtout les conducteurs qui se ruent sur la plateforme en recherche « d’une solution immédiate pour réduire leurs frais de carburant », assurent les responsables de BlaBlaCar.
Le covoiturage du quotidien est en plein boom
Au-delà des longs trajets, le site français voit aussi sa solution des trajets du quotidien grimper en flèche. Le service appelé « Daily », qui peine à décoller malgré le soutien de plusieurs collectivités, a vu le nombre de conducteurs inscrits bondir de 70 % par rapport à l’avant-crise.
Alors que plusieurs pays européens ont acté des baisses de taxes pour limiter la hausse du prix de l’essence et du gazole, la France n’a pas pris cette direction. Pour l’heure, seule une enveloppe de 70 millions d’euros a été débloquée pour accompagner les transporteurs, les agriculteurs et les pêcheurs. Sans que l’on ne sache où et quand la hausse des prix du carburant va s’arrêter.
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