Alerte grave au cœur du pays : le commandant du district central, qui était à la tête du district sud le 7 octobre, adresse un avertissement sans précédent au commandant du Commandement du Centre et à l’état-major de Tsahal • « L’infiltration de dizaines de résidents illégaux peut se transformer en un instant en une prise de contrôle d’une localité. »
JDN
Alors que l’attention sécuritaire est principalement tournée vers l’opération « Rugissement du Lion » contre l’Iran et les intenses combats au Sud-Liban, le commandant du district central de la police israélienne, le commissaire divisionnaire Amir Cohen, lance aujourd’hui une « bombe » sécuritaire en avertissant que l’arrière-pays israélien, au cœur même du pays, est délaissé.
Dans une lettre officielle et virulente adressée au général du Commandement du Centre, Avi Bluth, ainsi qu’à d’autres hauts responsables de Tsahal et de la police, Cohen met en garde contre un « événement terroriste de grande envergure » dans les localités proches de la ligne de démarcation (Seam Zone).
« La ligne de démarcation est percée, un attentat de masse n’est qu’une question de temps »
Le commissaire Cohen, qui a vu de près les horreurs du 7 octobre dans ses fonctions précédentes de commandant du district sud, choisit d’utiliser les mots les plus durs pour secouer le système. Dans sa lettre, il désigne les itinéraires empruntés par les résidents illégaux (SHeBa’HiM) comme une brèche béante pour les terroristes : « Je tiens à alerter de manière tranchante et claire : l’infiltration de dizaines de suspects sur le territoire national via les routes des résidents illégaux peut se transformer en un instant en un événement terroriste de grande envergure, menant à la prise de contrôle et au massacre dans une localité. »
La lettre n’est pas seulement une alerte de renseignement, mais une exigence opérationnelle claire adressée à Tsahal, responsable de la sécurité de la barrière et des frontières en Judée-Samarie et le long de la ligne de démarcation : le commissaire Cohen exige une action immédiate pour colmater les brèches physiques de la clôture de sécurité.
Il réclame un déploiement massif de forces militaires supplémentaires pour sécuriser la zone de démarcation, particulièrement en cette période sensible où Tsahal est étiré à ses limites sur tous les fronts. « Je vous demande, et d’autant plus en cette période tendue, d’assumer votre responsabilité dans la garde et la sécurisation de la ligne de démarcation. »
Le poids de l’expérience du 7 octobre
Le fait que le commissaire Amir Cohen soit le signataire de cette lettre lui donne un poids considérable. Cohen commandait la police du district sud au jour du déclenchement de la guerre ; il a dirigé les combats héroïques des policiers au commissariat de Sdérot et dans les localités limitrophes de Gaza, et a été témoin du prix terrible payé par les défaillances de sécurité et de protection des frontières.
Au sein de l’appareil sécuritaire, on note que Cohen « refuse de passer à l’ordre du jour » face aux images d’infiltrations massives de résidents illégaux au cœur du pays, craignant que cela ne serve de « préparation à un scénario d’invasion » par des cellules terroristes organisées provenant des zones de l’Autorité palestinienne.
Cette lettre suscite également l’émoi parmi les maires des localités du Sharon et de la vallée de ‘Héfer, qui se plaignent depuis des mois du mouvement incessant de résidents illégaux près de leurs habitations. « Le commissaire Amir Cohen exprime tout haut ce que nous crions sur le terrain », a déclaré un responsable local. « Si Tsahal ne se réveille pas pour fermer la ligne, nous pourrions nous réveiller avec une réalité digne de Be’eri ou de Kfar Aza en plein cœur du Sharon. »
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