Pazakhian a averti : Sans cessez-le-feu, l’économie iranienne s’effondrera d’ici un mois.
Des sources iraniennes font état d’un profond désaccord entre le président iranien et le commandant des Gardiens de la révolution, sur fond d’effondrement de l’économie du pays. Le ministre des Affaires étrangères, Araqchi, plaide également pour des négociations, tandis que des extrémistes menacent de le destituer.
La chaîne d’opposition iranienne « Iran International » rapporte une profonde rupture entre le président iranien Massoud Pazakhian et le commandant des Gardiens de la révolution, Ahmad Vahidi . Le principal différend porte sur la gestion de la guerre et son impact dévastateur sur la situation économique déjà difficile que connaissent les citoyens du pays.
Le président Pazakhian a vivement critiqué la poursuite des attaques iraniennes contre les États du Golfe et a averti que, sans cessez-le-feu immédiat, l’économie iranienne s’effondrerait complètement en moins d’un mois. Il a exigé que le gouvernement restitue ses pouvoirs de gestion, mais Vahidi a catégoriquement refusé, accusant le gouvernement d’échecs économiques antérieurs.

1 dollars = 1 000 000 rials iraniens
Sur le terrain, les signes de la crise sont déjà clairement visibles dans les grandes villes : la plupart des distributeurs automatiques de billets sont à court d’argent et les services bancaires en ligne sont fréquemment hors service. De nombreux fonctionnaires signalent ne pas avoir perçu leur salaire régulièrement depuis trois mois, ce qui alimente le mécontentement populaire.
Israël reconnaît également la pression croissante qui s’exerce sur le système iranien, et de hauts responsables ont récemment indiqué que la situation actuelle crée les conditions propices à la déstabilisation du régime. Les experts estiment que l’impasse entre les sphères militaire et politique témoigne d’une lutte cruciale pour la survie de la République islamique.
Par ailleurs, le député Kamran Ghazanfari a annoncé que si le ministre des Affaires étrangères de la République islamique, Abbas Araqchi , persistait dans ses efforts pour mettre fin à la guerre , le Parlement le destituerait dès que possible.

Faisant référence aux propos d’Araqchi, Ghazanfari a déclaré : « M. Araqchi a affirmé que sa mission était de mettre fin à la guerre et que nous célébrerions la victoire dans les prochains jours. Monsieur Araqchi, qui vous a donné un tel ordre ? Ce n’est pas la hiérarchie qui vous l’a donné. Si Araqchi persiste dans cette voie, nous le destituerons dès que possible. » Il a ajouté que la République islamique exigeait la fermeture des bases américaines dans la région comme condition à la fin du conflit et qu’Israël devait également reconnaître sa défaite et se soumettre aux conditions de la République islamique.
La Chine tourne le dos à l’Iran et se rabat sur le pétrole russe. Un choix lourd de sens : Pékin acte, sans détour, la faillite politique et l’extrémisme des dirigeants iraniens. Même le Kremlin reconnaît désormais l’ampleur du désastre, estimant que l’économie iranienne mettra des décennies à se relever des bombardements qu’elle a subis.
Pendant que certains commentateurs, enfermés dans un anti-américanisme pavlovien, continuent de nier l’évidence sur les plateaux de télévision, les acteurs lucides, eux, voient clair : le régime iranien a entraîné son pays dans une catastrophe historique, laissant derrière lui une économie exsangue et une société meurtrie.
Ce constat est largement partagé, à l’exception notable des gardiens de la révolution, arc-boutés sur une fuite en avant suicidaire. Leur logique est simple : entraîner toute la région dans leur chute. Face à cela, une question se pose : combien de temps encore l’armée acceptera-t-elle de rester liée à un régime affaibli, discrédité, et sans autre horizon que la destruction ?
Car il ne lui reste plus qu’un seul langage : la mort. À l’intérieur, celle qu’il inflige à sa propre société. À l’extérieur, celle qu’il promet à tout ce qu’il désigne comme ennemi.
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