Etats-Unis : « Il faut l’arrêter »… Des millions de personnes (et quelques stars) défilent contre Donald Trump

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Il jouait tranquillement au golf dans son club privé de Floride pendant qu’une foule d’opposants grondait contre lui. Selon le mouvement No Kings (« Pas de rois »), au moins huit millions de personnes ont défilé samedi après-midi dans plus de 3.300 cortèges à travers les Etats-Unis pour dénoncer Donald Trump, sa politique anti-immigration et sa guerre contre l’Iran.

A Minneapolis, Philadelphie ou Boston, des participants ont défilé avec des pancartes arborant des messages anti-guerre et des symboles de paix, après un mois de conflit au Moyen-Orient et à l’approche des élections de mi-mandat en novembre. Les autorités américaines n’ont fourni aucun chiffre officiel pour cette troisième journée de mobilisation contre le républicain en l’espace d’un an.

Robert de Niro a ouvert la marche à New York

« Nous estimons que la Constitution est menacée de multiples façons. La situation n’est pas normale, pas acceptable. C’est pourquoi nous sommes ici, pour aider à garder les gens en sécurité et veiller à ce que leur voix soit entendue », a déclaré Marc McCaughey, un ancien combattant de 36 ans venu manifester à Atlanta, en Géorgie. Dans la capitale Washington, à quelques rues de la Maison-Blanche, Robert Pavosevich, 67 ans, dit que Donald Trump « ne fait que mentir ». « Je pense que de plus en plus de gens sont en colère, et je pense que les choses vont doucement changer », affirme-t-il.

Des dizaines de milliers de personnes ont également défilé dans les rues de New York, où l’acteur Robert De Niro, farouche critique de Donald Trump, a ouvert la marche. « D’autres présidents ont déjà testé les limites constitutionnelles de leur pouvoir, mais aucun n’a représenté une menace aussi existentielle pour nos libertés et notre sécurité. Il faut l’arrêter », a-t-il exhorté.

Minneapolis, point névralgique de la mobilisation

Minneapolis, épicentre en début d’année de l’offensive anti-immigration du gouvernement américain, a été choisie comme point névralgique de la mobilisation samedi, avec sa ville jumelle, Saint-Paul, où 200.000 personnes ont manifesté, selon No Kings. La légende du rock Bruce Springsteen y a interprété sa chanson Streets of Minneapolis, écrite en hommage aux deux Américains tombés sous les balles d’agents fédéraux lors d’opérations de la police de l’immigration, Renee Good et Alex Pretti.

A la tribune de cette ville démocrate du Midwest, le gouverneur du Minnesota Tim Walz a remercié la population de s’être opposée à un « dictateur en herbe » comme Donald Trump. « Nous n’accepterons jamais un président qui est un menteur pathologique, un kleptocrate et un narcissique qui sape la Constitution des États-Unis et l’État de droit chaque jour », a renchéri Bernie Sanders, ancien candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle.

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