Les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont réunis hier en France et ont exprimé leur inquiétude quant à la situation dans le détroit d’Ormuz, tandis que les Gardiens de la Révolution ont décidé d’une fermeture totale. Des discussions dramatiques ont eu lieu lors du sommet, et Marco Rubio a donné une estimation sur la fin prévue des hostilités.
Ma’ariv – Eli Leon
Sur fond d’escalade dramatique dans la région, les Gardiens de la Révolution iraniens ont officiellement annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz. Selon un communiqué officiel cité par l’agence de presse iranienne WANA, la marine des Gardiens de la Révolution a intercepté ce week-end trois porte-conteneurs qui tentaient de naviguer dans le couloir autorisé, les forçant à faire demi-tour. Le communiqué avertit que tout mouvement dans le détroit fera l’objet d’une « confrontation sévère », et interdit strictement le passage des navires en provenance ou à destination des ports de pays soutenant « les ennemis sionistes-américains ».
Cette annonce jette une ombre lourde sur le sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 qui s’est tenu en France. Dans la déclaration commune officielle, les ministres ont souligné la nécessité absolue de restaurer de manière permanente la liberté de navigation, sécurisée et exempte de taxes, dans le détroit d’Ormuz, conformément au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.
Révélations à huis clos : le calendrier de la guerre
Parallèlement aux déclarations publiques, des discussions cruciales se sont déroulées derrière des portes closes. Selon un rapport de Barak Ravid sur le site Axios, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a informé ses homologues que la guerre avec l’Iran devrait durer encore deux à quatre semaines. Selon des sources, c’est la première fois qu’un haut responsable américain estime que les combats se prolongeront au-delà de l’échéance initialement évoquée par le président Donald Trump.
Rubio a offert aux ministres du G7 un aperçu rare de la situation à Téhéran, affirmant qu’une grande incertitude règne quant à l’identité des décideurs actuels en Iran. Selon lui, les médiateurs peinent à entrer en contact avec les hauts responsables iraniens, car ces derniers évitent d’utiliser leurs téléphones par crainte d’être localisés et éliminés.
La planification du « Jour d’après »
Le rapport d’Axios révèle également que les États-Unis planifient déjà l’après-guerre. Rubio a précisé aux alliés de Washington que les États-Unis auront besoin d’eux pour établir une force navale internationale dans le détroit d’Ormuz. L’objectif serait de maintenir une présence face aux Iraniens et d’escorter les navires, d’autant plus que Téhéran aurait l’intention d’exiger le paiement d’une taxe pour chaque navire traversant le détroit après la guerre.
Par ailleurs, le vice-président américain J.D. Vance a déclaré que l’Iran continue de menacer et de poursuivre ses ambitions nucléaires, et que les États-Unis agiront pour le neutraliser pour une période prolongée. Il a affirmé que Trump est déterminé à ce que de telles opérations ne soient plus nécessaires à l’avenir, tout en soulignant qu’il n’y a aucune intention de rester en Iran sur le long terme. Concernant la hausse des prix du carburant, il l’a attribuée aux tensions au Moyen-Orient, tout en prévoyant une baisse prochaine.
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