C’est un choix qui ne va pas plaire à Volodymyr Zelensky, en quête d’armement pour permettre à son pays de se défendre contre l’invasion russe. Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré mercredi qu’il n’était plus nécessaire d’envoyer des missiles Taurus à longue portée pour aider l’Ukraine.
Cette décision a longtemps été débattue à Berlin. Si Kiev souhaite obtenir ces missiles, l’Allemagne refuse par contre de s’engager ouvertement, craignant que cela n’aggrave les tensions avec la Russie, puissance nucléaire.
Le revirement de Merz
Lorsqu’il était dans l’opposition, Friedrich Merz s’était lui-même engagé à envoyer ces missiles, mais il est revenu sur sa position depuis son entrée en fonction en mai dernier. Répondant mercredi à Berlin aux questions des députés au Bundestag, le chancelier a déclaré que ses propos initiaux avaient été formulés « dans un contexte différent », à un moment où il « supposait que la Bundeswehr disposait d’un nombre suffisant de missiles de croisière Taurus opérationnels dans ses stocks pour pouvoir approvisionner l’Ukraine ».
Il a ajouté que les progrès de l’Ukraine en matière de développement d’armes nationales avaient rendu inutile le débat sur les missiles Taurus. « Aujourd’hui, l’Ukraine dispose elle-même dans ses dépôts d’armes à longue portée qu’elle a construites elle-même – en partie avec notre aide – et qui sont nettement plus efficaces que le nombre relativement restreint de missiles de croisière Taurus que nous aurions pu livrer ».
Berlin insiste sur les besoins de financement de Kiev
Toutefois, même si l’Ukraine est « mieux armée aujourd’hui que jamais auparavant », elle rencontre « des difficultés considérables en matière de financement », a souligné le dirigeant allemand, insistant sur la nécessité de « mobiliser des fonds pour l’Ukraine » afin que ces armes puissent continuer à être produites.
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Depuis que les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont réduit la majeure partie de leur soutien à l’Ukraine l’année dernière, l’Allemagne est devenue le principal soutien de Kiev et a considérablement augmenté son aide militaire. Berlin s’est engagé à verser 11,5 milliards d’euros d’aide pour 2026, notamment pour des systèmes de défense aérienne Iris-T et des batteries Patriot.
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