Réunion d’urgence mercredi du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

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Le Conseil des droits de l’Homme doit se réunir en urgence ce mercredi pour débattre des frappes de l’Iran sur plusieurs pays du Golfe et de leurs conséquences sur les droits de l’Homme dans la région, ont indiqué les Nations unies.

Ce débat, approuvé mardi, a été réclamé par Bahreïn au nom des six pays du Conseil de coopération du Golfe et de la Jordanie, provoquant la colère de Téhéran qui les a qualifiés de « déconnectés de la réalité ».

Les échanges porteront sur « la récente agression militaire lancée par l’Iran contre Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis… ciblant les civils et les infrastructures civiles, et ayant entraîné la perte de vies innocentes », selon l’intitulé du débat.

La guerre a éclaté le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran, qui a riposté en ciblant Israël et des pays du Golfe.

« Nos pays ne sont pas parties prenantes au conflit armé et n’ont participé à aucune agression ni attaque militaire », a affirmé mardi Abdulla Abdullatif Abdulla, ambassadeur de Bahreïn, devant le Conseil.

« Ces attaques iraniennes ont ciblé des civils et des infrastructures civiles, faisant de très nombreuses victimes innocentes. »

Les dégâts causés par une frappe de drone, dans le quartier de Seef, à Manama, au Bahreïn, le 10 mars 2026. (Crédit : AFP)

Ces sept pays ont présenté un projet de résolution qui sera soumis au vote des 47 membres du Conseil. Ce texte « condamne avec la plus grande fermeté les attaques odieuses » perpétrées par l’Iran, condamne les actions de Téhéran visant à bloquer le détroit d’Ormuz et exprime de « vives inquiétudes face aux attaques iraniennes contre les infrastructures énergétiques ».

Il exige de l’Iran qu’il cesse toutes les attaques non provoquées contre les États du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, et qu’il fournisse une réparation intégrale […] pour tous les préjudices et dommages […] causés par ses actes illicites et internationalement illégaux.

Le texte ne mentionne ni Israël ni les États-Unis.

En réponse, le représentant de l’Iran au Conseil a estimé que cette demande « ignorait délibérément la guerre d’agression en cours menée contre l’Iran par les régimes américain et israélien ».

Des automobilistes passant devant un panache de fumée s’élevant d’une frappe iranienne signalée dans le quartier industriel de Doha, le 1ᵉʳ mars 2026. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Selon lui, tenir un tel débat est « manifestement injuste, juridiquement intenable et fondamentalement déconnecté de la réalité ».

Il a également jugé « évident » que si les États riverains du golfe Persique et la Jordanie n’avaient pas permis l’utilisation de leurs territoires par les forces militaires américaines pour mener des actes d’agression, les bases et installations militaires américaines dans la région n’auraient pas été légitimement ciblées.

Le président du Conseil, Sidharto Reza Suryodipuro, a indiqué avoir reçu une lettre de l’Iran, de la Chine et de Cuba demandant un autre débat urgent sur la « protection des enfants et des établissements d’enseignement dans les conflits armés internationaux », en référence au bombardement du 28 février ayant, selon Téhéran, visé une école à Minab, dans le sud du pays, et ayant fait plus de 150 morts d’après le gouvernement iranien.

Suryodipuro a précisé que cette demande serait examinée par le bureau du Conseil dans la journée de mardi.

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