L’armée israélienne détruit les canalisations d’oxygène du Hezbollah et met en garde les civils.
Le porte-parole de Tsahal en arabe, le colonel Avichai Edrei, a envoyé un message d’avertissement aux résidents libanais et a annoncé qu’Israël attaquerait le pont de Kassamiya, qui est un élément central de la route côtière reliant le sud du Liban à son centre.
Dans le cadre de la lutte contre le Hezbollah au Liban, l’armée israélienne a bombardé le pont de Kasmiya, qui fait partie de la route côtière reliant le sud du Liban au centre du pays. Dans un communiqué adressé aux habitants de la région, le colonel Avichai Adraee, porte-parole de l’armée israélienne en arabe, a averti de l’intention de détruire le pont.

Le message d’Edraei indiquait notamment : « Suite à nos avertissements, citoyens libanais, soyez vigilants : en raison des activités du Hezbollah et afin d’empêcher l’acheminement de renforts et d’armes, Tsahal prévoit d’attaquer le pont de Kasmiya, pont routier côtier. » Le colonel Edraei a également mis en garde les habitants du Liban : « Pour votre sécurité, vous devez continuer à vous déplacer vers le nord du fleuve Zaharani et éviter tout déplacement vers le sud qui pourrait mettre votre vie en danger. »
Après l’attaque du pont, le président libanais Joseph Aoun a attaqué Israël, déclarant que « les attaques israéliennes contre les ponts du fleuve Litani s’inscrivent dans un plan suspect visant à établir une zone tampon. Les attaques contre les infrastructures au Liban sont un prélude à une invasion terrestre et une tentative de couper le Liban de son lien géographique avec le reste du pays. »
Parallèlement, le Liban peine à gérer la crise majeure qui le frappe. Les manœuvres de Tsahal dans le Sud-Liban, conjuguées à la profonde polarisation de la population, placent le pays des cèdres au bord d’une explosion politique, sociale, sécuritaire et militaire imminente. Dans une analyse incisive publiée ce dimanche dans le journal numérique qatari « Al-Madoun », les auteurs mettent en garde contre un scénario catastrophe où les tensions internes, là où la guerre a échoué, provoqueraient l’effondrement du pays.
Selon le journal, l’histoire libanaise semble se répéter de façon tragique. Après chaque conflit militaire avec Israël, de l’invasion de 1982 aux opérations des années 1990, jusqu’à la seconde guerre du Liban en 2006, le Liban a été plongé dans de graves crises politiques ou des conflits violents, comme la prise de contrôle de Beyrouth par le Hezbollah en mai 2008.
Aujourd’hui, le pays est confronté à deux dangers parallèles et existentiels : les conséquences de la guerre avec Israël, qui modifie la réalité géographique et démographique, et le risque d’une explosion interne qui est désormais plus proche que jamais compte tenu des ambitions de certains éléments du pays, menés par le Hezbollah, de perpétrer un coup d’État et de modifier l’équilibre des pouvoirs politiques.
Pendant ce temps, la population libanaise est furieuse contre le gouvernement et l’organisation terroriste. Joel Michelle Hawik , militante libanaise chrétienne originaire de Batroun, a publié sur le réseau X un témoignage de l’intérieur sur la crise qui secoue le pays suite à l’exode des populations. Sous le titre « Déplacements vers des zones sûres… Un État absent et un danger qui se propage silencieusement », elle critique le gouvernement libanais, qu’elle considère comme le principal responsable de la crise.
Selon Shel Hawik, « les déplacements internes au Liban ne constituent plus une situation d’urgence gérée par des décisions temporaires, mais sont devenus une réalité manifeste, lourde de conséquences, menée avec une dangereuse imprévisibilité sur fond d’absence quasi totale de l’État. Face à l’escalade continue et à l’absence de toute perspective de retour dans la banlieue sud de Beyrouth ou au Sud-Liban, une nouvelle crise se profile, non moins grave que les précédentes : le chaos, qui menace directement la stabilité. »
Israël va « intensifier les opérations terrestres au Liban »
La porte-parole de l’armée israélienne a rapporté sur X dimanche que le chef d’état-major Eyal Zamir a déclaré, lors de l’approbation des plans pour la prochaine phase au quartier général du Commandement Nord samedi, que « les combats contre le Hezbollah ne font que commencer ». « Et avec la fin de la guerre en Iran, le Hezbollah se retrouvera seul et isolé. Le combat contre le Hezbollah sera long, et nous y sommes préparés ».
Elle ajoute que le chef d’état-major a tenu hier une réunion pour approuver les plans visant à « intensifier les opérations terrestres au Liban ».
« Nous nous préparons maintenant à approfondir les manœuvres et les frappes selon un plan structuré. Nous ne nous arrêterons pas tant que la menace ne sera pas écartée de nos frontières et que la sécurité à long terme des habitants de la région nord ne sera pas assurée », a-t-il poursuivi. Parallèlement aux raids, l’armée « renforce la ligne de front pour protéger les habitants de la région nord. »
Il a affirmé que l’armée israélienne était prête à « mener une longue bataille » et continuera « d’agir selon les besoins – de manière offensive et défensive – afin d’assurer la sécurité des habitants de la région nord sur le long terme ».
En outre, il a déclaré concentrer tous les efforts sur l’Iran, mais que « le front nord (frontière avec le Liban, ndlr) constitue un autre théâtre central, les deux étant liés ». « L’organisation terroriste du Hezbollah constitue un bras principal du régime iranien, et elle a commis une grave erreur en décidant de rejoindre la bataille contre Israël. Cette décision lui nuit, ainsi qu’à l’ensemble de l’État libanais. », a-t-il ajouté. « Le message est clair : il n’existe aucun lieu sûr pour le régime et ses alliés. Toute menace contre les citoyens de l’État d’Israël sera confrontée à une réponse ferme, précise et puissante. », a-t-il affirmé. Au cours des dernières semaines, nous avons réalisé d’importants succès : nous avons attaqué plus de 2 000 cibles, détruit des dizaines de dépôts d’armes et éliminé des centaines de saboteurs. », a-t-il ajouté.
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