Gaza : peut-on dialoguer avec des terroristes ?

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Khaled Abu Toameh – Gatestone

Des envoyés du « Conseil de la paix » du président américain Donald J. Trump ont récemment rencontré des représentants du Hamas dans la capitale égyptienne, le Caire, dans le but de préserver le cessez-le-feu à Gaza, a rapporté Reuters le 16 mars.

« Cette réunion du week-end est la première à avoir été rendue publique depuis le début de la guerre en Iran entre le groupe militant palestinien et le Conseil, un nouvel organisme international dirigé personnellement par Trump, chargé de superviser Gaza après la guerre… »

« Selon une source, le conseil d’administration de Trump était représenté lors des pourparlers avec le Hamas par Aryeh Lightstone, un conseiller américain de l’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff… D’autres réunions étaient prévues cette semaine. »

L’administration Trump commet une grave erreur en s’engageant avec un groupe terroriste islamiste.

L’engagement du Hamas envoie un signal clair aux terroristes: la violence est une voie efficace pour accéder au pouvoir, au territoire et à la reconnaissance internationale. Le Hamas est un groupe explicitement et fondamentalement attaché, tant dans son idéologie que dans sa pratique, à la « résistance armée » (terrorisme).

Le Hamas n’est pas une faction politique incomprise qu’il faudrait amener à la modération. Il prône le djihad (guerre sainte) comme un « devoir individuel [de tous les musulmans] pour la libération de la Palestine ».

L’article 13 de la charte du Hamas stipule : « Il n’y a pas de solution à la question palestinienne si ce n’est par le djihad. Les initiatives, les propositions et les conférences internationales ne sont qu’une perte de temps et des efforts vains. »

[R]ien ne prouve que le groupe terroriste ait l’intention de modifier fondamentalement ses objectifs à long terme.

Entamer des pourparlers avec le Hamas maintenant, sans que celui-ci n’ait préalablement adhéré aux conditions de Trump, constitue un revirement de politique brutal et potentiellement déroutant qui affaiblit la crédibilité des États-Unis à l’échelle mondiale.

Dans toute la région, le régime iranien et ses groupes terroristes affiliés observent attentivement. La leçon qu’ils en retireront sera sans équivoque : tenez bon, intensifiez la pression, et finalement, la plus grande démocratie du monde viendra vous apporter la victoire.

Traiter le Hamas comme s’il s’agissait d’une autorité gouvernementale normale ne fera que démontrer aux autres groupes terroristes que le terrorisme fonctionne.

Entamer des pourparlers directs avec le Hamas ou d’autres groupes terroristes islamistes sans changement fondamental de leurs positions n’est pas de la diplomatie. C’est une capitulation déguisée en « réalisme ».

Avant tout, l’engagement direct du Hamas constitue une concession aux djihadistes, qui croient que les musulmans sont engagés dans une confrontation éternelle avec les ennemis de l’islam et doivent renverser les régimes laïques pour rétablir un État islamique « pur ».

Khaled Abu Toameh est un journaliste primé basé à Jérusalem.

JForum.fr avec 
Photo : Terroristes du Hamas dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza, le 1er décembre 2025. (Photo : Omar Al-Qataa/AFP via Getty Images)

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