La montée des tensions entre l’Iran et ses adversaires régionaux a franchi un nouveau seuil ces dernières heures. Le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, a averti que les installations pétrolières liées aux États-Unis constituaient désormais des « cibles légitimes », appelant explicitement les travailleurs à s’en éloigner. Une déclaration qui intervient dans un contexte de frappes récentes contre des infrastructures énergétiques en Iran, marquant une escalade directe dans le conflit.
Sur le terrain, les réactions ne se sont pas fait attendre. Selon Kan 11, plusieurs grandes entreprises énergétiques en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar ont commencé à évacuer leur personnel de sites stratégiques. Aramco a notamment initié le retrait de travailleurs des raffineries de Jubail et du complexe SAMREF, tandis que des mesures similaires sont signalées sur le champ gazier d’Al-Hosn et dans des installations industrielles qataries.
Ces évacuations, rares à cette échelle, traduisent la crainte d’une frappe imminente et ciblée contre les infrastructures énergétiques du Golfe. Elles révèlent aussi la vulnérabilité de ces installations, au cœur de l’économie mondiale, dans un scénario où l’Iran cherche à répondre en touchant les intérêts énergétiques de ses adversaires et alliés des États-Unis.
Au-delà de l’aspect militaire, cette dynamique ouvre un nouveau front : celui de l’énergie. En visant les centres de production et de raffinage, Téhéran envoie un signal stratégique clair, susceptible d’avoir des répercussions bien au-delà de la région, y compris sur les marchés internationaux et la stabilité économique globale.
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