Le « canal du roi Salman », alternative au détroit d’Ormuz?

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Le canal Salman (ou « canal du roi Salman ») est un projet d’infrastructure stratégique et ambitieux proposé en Arabie saoudite, qui vise à créer une voie navigable artificielle contournant le détroit d’Ormuz.
À compter de mars 2026, dans un contexte de blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran et de graves perturbations du commerce mondial de l’énergie, les informations faisant état d’un réexamen du projet prennent de l’ampleur.

Présentation du projet du canal Salman ?

Le projet, initialement proposé vers 2015 par le « Centre d’études du siècle arabe » à Riyad, comprend les caractéristiques suivantes :
Tracé : Un canal d’environ 950 km de long qui relie le golfe Persique (dans la zone frontalière entre l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar) et la mer d’Arabie (océan Indien).
-Tracé : Le canal est conçu pour traverser le désert d’Al-Rubah Al-Khali (le Quart Vide). Une portion importante (environ 630 km) traversera le territoire saoudien, et le reste (environ 320 km) le territoire yéménite. Une alternative consiste à faire passer le canal par Oman en cas d’instabilité au Yémen.
-Dimensions : Le canal devrait avoir une largeur d’environ 150 mètres et une profondeur d’environ 25 mètres, ce qui permettra le passage de pétroliers et de porte-conteneurs géants.
-Coût estimé : Les estimations varient de 80 à 100 milliards de dollars pour le projet de base, et pourraient atteindre jusqu’à 250 milliards de dollars en incluant les infrastructures associées.

Comment ce projet résout-il le problème du blocage du détroit d’Ormuz ?

Le canal Salman vise à rompre la dépendance totale vis-à-vis de la voie navigable étroite et menacée d’Ormuz :
– Contourner la pression iranienne : le détroit d’Ormuz est sous le contrôle et la surveillance étroits de l’Iran. Ce canal offre un accès direct à l’océan Indien sans passer par la zone d’influence iranienne.
– Réduction des distances de transport maritime : Le canal pourrait considérablement raccourcir les distances de transport maritime pour les pays du Golfe (comme le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis) sur leur route vers les marchés de l’Est et de l’Ouest.
– Flexibilité logistique : À l’instar de l’oléoduc « Est-Ouest » saoudien (Petroline) qui transporte le pétrole vers la mer Rouge, le canal permettra également un transport maritime massif de gaz (GNL) et d’autres marchandises qui ne peuvent pas transiter par les pipelines.
– Développement régional : Le projet prévoit la création de villes industrielles, de ports et de centres touristiques le long du canal, ce qui transformera cette région désertique isolée en une plateforme logistique mondiale, conformément à la Vision saoudienne 2030.

À ce jour, le projet demeure conceptuel en raison des défis techniques considérables, des coûts faramineux et de la nécessité d’accords politiques complexes avec les pays voisins (notamment le Yémen).

Cependant, l’escalade des tensions militaires dans le Golfe transforme ces alternatives, d’une nécessité théorique, en une nécessité existentielle pour la stabilité de l’économie saoudienne.

Crédit : IA

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