Est-ce cela, la magie des réseaux sociaux ? Malgré la barrière de la langue, un extrait d’interview du général français Michel Yakovleff, dans lequel il ne mâche pas ses mots à l’égard de Donald Trump et de la guerre en Iran, est devenue virale chez les internautes américains. Ces derniers saluent le franc-parler du militaire, qui a travaillé au sein de l’état-major de l’Otan.
C’est plus particulièrement sa comparaison entre le naufrage du Titanic et l’opération militaire américaine qui a fait mouche sur les réseaux sociaux : « Sur le Titanic, paraît-il, le capitaine a voulu vendre des billets à pas cher pour le dîner dansant après avoir percuté l’iceberg, a ainsi lancé Michel Yakovleff sur le plateau de LCI lundi soir. Ce n’est pas le moment d’acheter un billet en promo pour le Titanic. »
« Il va nous lâcher à la minute où ça l’arrangera »
Le général était en train de lister cinq raisons pour lesquelles la France et l’Otan ne devaient pas répondre favorablement aux demandes répétées de Donald Trump de venir appuyer les forces américaines à sécuriser le détroit d’Ormuz. Le passage des navires, y compris pétroliers, dans ce détroit est devenu quasi-impossible, depuis que l’Iran en a pris le contrôle en réponse aux premières frappes israélo-américaines sur son territoire.
Parmi les raisons avancées par le général, le flou des officiels américains au sujet de l’objectif de cette guerre ou l’instabilité de Donald Trump. « C’est quand même un mec qui a lâché les Afghans, donc il va nous lâcher à la minute où ça l’arrangera, au moment où nous on est dans une opération », a-t-il expliqué. Michel Yakovleff a également souligné que cette intervention n’est « pas une question de moyens. Il [Donald Trump] veut partager le risque politique et pas militaire. »
Pas d’engagement de la France « dans le contexte actuel »
Emmanuel Macron a répété mardi que la France n’était pas prête à s’engager dans des opérations de sécurisation dans le détroit d’Ormuz « dans le contexte actuel ». « Nous ne sommes pas partie prenante au conflit et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d’ouverture ou de libération du détroit d’Ormuz dans le contexte actuel », a développé le président de la république.
En revanche, lorsque « le cœur des bombardements aura cessé », le chef de l’Etat a dit la France prête « à prendre la responsabilité d’un système d’escorte » de pétroliers et porte-conteneurs dans le détroit par des bâtiments militaires, ceci mené conjointement avec « d’autres nations ».
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