« La guerre prendra fin dans quelques semaines, selon nos conditions. »
Selon une source américaine, l’accord sera conclu soit avec les derniers membres survivants du régime iranien actuel, soit par l’élimination complète de tous ses représentants. En Israël et aux États-Unis, l’attention se porte sur les objectifs de la phase finale de la guerre : poursuivre l’élimination des dirigeants et des commandants, et réduire les capacités de lancement de missiles.
par Danny Zaken
« On approche du but. Nous serons bientôt à l’étape où nous pourrons choisir comment mettre fin à la guerre : soit par un accord à nos conditions avec les derniers membres du régime actuel, soit par le remplacement complet de tous ses représentants », a déclaré une source américaine de haut rang à Israel Hayom . Cette source a estimé que cela ne prendrait que quelques semaines. « Il semble que la rencontre entre le président Donald Trump et le président chinois aura lieu à la nouvelle date, dans cinq semaines. »
La source a précisé que la phase finale, après le démantèlement de la majeure partie des capacités de lancement iraniennes et la résolution du conflit dans le détroit d’Ormuz, pourrait impliquer la poursuite de combats de faible intensité.
Ces combats permettraient toutefois un retour à la normale dans les pays de la région, la reconstruction des infrastructures détruites et la préparation d’un éventuel changement majeur en Iran.
Les dirigeants israéliens et américains entendent concentrer leurs efforts sur les deux principaux objectifs qui devraient permettre d’atteindre la phase finale: poursuivre l’élimination des chefs et des commandants, et affaiblir durablement les capacités de lancement iraniennes.
Parallèlement, les attaques contre les membres du Bassidj dans les rues se poursuivent, une initiative jugée cruciale pour le moral de l’opposition iranienne.
Manifestations en Iran. Photo : AP
Menace sur le pétrole iranien
Selon des sources israéliennes et américaines, le flux d’informations internes en provenance d’Iran et servant à préparer des frappes s’intensifie régulièrement, notamment des informations utilisées pour éliminer de hauts responsables iraniens. Ces informations parviennent malgré le black-out internet en Iran et par divers canaux.
Parallèlement à ces renseignements spécifiques, des rapports font état de défections parmi les soldats et les policiers.
Un haut responsable israélien a déclaré que ces déserteurs pourraient apporter leur concours à la lutte interne contre le régime.
Concernant le détroit d’Ormuz, un plan d’action conjoint des États-Unis est en cours d’élaboration, visant à rouvrir ce passage maritime dans les prochains jours.
Ce plan prévoit des solutions militaires pour contrer la menace iranienne visant les pétroliers et les cargos, la formation d’une force navale d’escorte et la mise en place d’une menace réelle pour l’industrie pétrolière iranienne.
Cette menace inclut le blocage du détroit d’Ormuz pour les pétroliers iraniens se dirigeant actuellement vers la Chine et l’Inde, ainsi que des frappes directes sur les installations iraniennes afin de les neutraliser.
Le président Trump a accentué cette menace en déclarant que son armée pouvait couper l’ensemble du réseau électrique iranien en quelques minutes.
Toute attaque contre des installations pétrolières ne serait menée qu’après avoir réduit au minimum les capacités de lancement de l’Iran.
L’opposition interne au Hezbollah
Au Liban, les voix s’élèvent de plus en plus pour exiger du gouvernement qu’il applique ses décisions contre le Hezbollah. Ces appels émanent de représentants de toutes les communautés : chrétiens, musulmans sunnites, mouvement chiite Amal et druzes.
Frappes de Tsahal au Liban. Photo : Eyal Margolin-Gini
Lors de contacts entre des représentants chrétiens et le président français Emmanuel Macron, la partie chrétienne a évoqué la possibilité de réarmer les Phalanges chrétiennes afin d’en faire l’une des forces agissant contre le Hezbollah. Cette solution figure parmi celles envisagées face à l’impuissance de l’armée libanaise dans la lutte contre le Hezbollah.
L’autre possibilité évoquée lors des discussions entre les pays concernés était l’inclusion des forces du président syrien al-Julani. Ces forces ont déjà commencé à se concentrer au-delà de la frontière, mais al-Julani lui-même hésite, tout comme le gouvernement libanais.
Au Liban, on craint que les forces d’al-Julani n’exploitent cette situation pour s’emparer de territoires et nuire à davantage de populations, ravivant ainsi la guerre civile.
Parallèlement, Israël a clairement indiqué que son activité terrestre au Sud-Liban se limite aux crêtes dominantes et aux cibles militaires jusqu’au fleuve Litani.
JForum.fr avec ILH
Frappe israélienne en Iran. Photo : Reuters
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