« Handala » prétend : « Nous avons piraté le Mossad »

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Niv Lillian – Correspondant technologie

Le groupe de hackers identifié au régime iranien, Handala, prétend avoir réussi à obtenir une grande quantité d’e-mails appartenant à une femme nommée Laura Gilinski, qu’ils présentent comme une figure clé du Mossad (Institut pour les renseignements et les affaires spéciales). Le groupe prétend également avoir obtenu des plans « secrets » du Mossad et de l’Institut d’études sur la sécurité nationale (INSS) de l’Université de Tel-Aviv, incluant, selon leurs dires, des plans d’opérations « contre l’Iran et l’Islam ».

Handala affirme avoir pénétré les systèmes d’information du Mossad ainsi que ceux de l’INSS (voir la réponse de l’Institut plus loin). Ce n’est pas le premier coup d’éclat de ce groupe de cyber-propagande iranien : à la fin de la semaine dernière, Handala a également publié les coordonnées de personnes qu’ils prétendent être des officiers de la marine, incluant noms, photos, grades, adresses, numéros de téléphone et autres détails personnels.

Au-delà des informations publiées, il est important de comprendre que Handala, malgré certains succès en termes de guerre psychologique, se vante souvent sans fondement. Le groupe promet fréquemment de révéler des documents sensibles sans jamais passer à l’acte. Il y a quelques mois, Handala a réussi à causer certains dommages en piratant les sauvegardes cloud de personnalités israéliennes, dont l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, l’ancien chef de cabinet de Netanyahu, Tzachi Braverman, et des membres de la Knesset. Le recoupement de leurs contacts a certes causé un préjudice en termes d’exposition, tout comme leur précédente ruse consistant à activer des alertes « Code Rouge » dans des jardins d’enfants ou à pirater les systèmes de sonorisation des crèches. Cependant, concernant la publication effective de documents, les déclarations du groupe sont le plus souvent sans suite.

Réponse de l’Institut d’études sur la sécurité nationale (INSS) : « L’INSS est un organisme civil, il ne fait pas partie du système de sécurité israélien et ne détient aucun document secret. Ses travaux sont publiés régulièrement et publiquement sur le site de l’Institut et dans les médias. Au-delà de cela, tout écho donné à la propagande de l’ennemi iranien, a fortiori en temps de guerre, est un acte condamnable et nous n’avons pas l’intention de nous y prêter. L’Institut est en contact permanent avec la Direction nationale du cyber et les autorités compétentes. »

Note de la rédaction : Le devoir journalistique envers nos lecteurs nous impose de rapporter les actions des Iraniens, particulièrement en temps de guerre en raison de l’intérêt public, et cela ne constitue en rien un « écho à la propagande ennemie » ou un « acte condamnable ».

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