Guerre: les psys sont formels, cette phrase toute simple calme immédiatement un enfant angoissé par l’actualité
Par La rédaction Marie-France
Un soir, après un journal télévisé saturé d’images de guerre, un enfant n’arrive plus à dormir et interroge ses parents. Que disent les psys sur cette phrase simple qui apaise aussitôt sa peur sans la minimiser ?
Un soir, après le journal télévisé, un enfant se tourne vers ses parents et demande d’une petite voix : « Est-ce que la guerre va arriver ici ? ». Les images de bombes, les mots entendus dans la cour de récréation ou sur TikTok tournent en boucle dans sa tête. Le parent, lui, se sent pris de court face à cet enfant angoissé par la guerre.
Les spécialistes décrivent un climat où les conflits armés sont partout en toile de fond, comme celle en Ukraine, en Israël et en Iran. Dès 3 ans, un enfant capte des bribes de conversations sans les comprendre, ce qui peut nourrir des scénarios catastrophes. Quand la peur surgit en pleine nuit ou juste avant l’école, beaucoup de parents cherchent « la bonne phrase » pour apaiser sans mentir. Une formulation très simple revient alors dans la bouche des psys.
Pourquoi la guerre fait si peur au cerveau d’un enfant
Quand un enfant entend parler de missiles, de morts, de « troisième guerre mondiale », il pense rarement géopolitique. Il pense à sa chambre, à son école, à ses parents. L’angoisse se traduit par des cauchemars, des maux de ventre, des questions en boucle sur la mort ou la sécurité de la famille.
Dans ces moments, le cerveau de l’enfant est en mode alerte. Jeffrey Bernstein rappelle qu’un jeune en pleine tempête émotionnelle n’a plus la capacité de suivre un long raisonnement ou une explication compliquée. Les discours rassurants du type « ne t’inquiète pas » glissent alors sur lui, voire augmentent sa panique, car il se sent incompris.

“J’ai peur” : à bout de forces, les parents d’un enfant atteint d’autisme porte plainte contre lui © shutterstock
La phrase simple validée par les psys pour calmer un enfant angoissé par la guerre
Psychologue américain, Jeffrey Bernstein propose une phrase clef pour rejoindre l’enfant en crise: « Je vois que tu as des difficultés ». Pour lui, l’essentiel est la validation de l’émotion, avant toute explication. Il résume ainsi le mécanisme : « Votre enfant peut se sentir reconnu. Bien qu’il puisse sembler contre-intuitif de prononcer des mots aussi simples lorsqu’une tempête d’émotions fait rage, ils permettent de reconnaître la douleur et la frustration. C’est souvent la clé pour faire baisser l’intensité », explique Jeffrey Bernstein, cité par le magazine Psychology Today.
Transposée à la peur de la guerre, cette structure donne quelque chose comme : « Je vois que cette guerre te fait peur, c’est normal. » Le « je vois » signifie à l’enfant : je te regarde vraiment. Le mot « guerre » montre que l’on n’esquive pas le sujet. En nommant la « peur » et en disant qu’elle est normale, on enlève la honte et on casse le réflexe de se taire. L’enfant se sent moins seul, le corps se détend un peu, le dialogue devient possible.

Il convient de dissocier les peurs et les phobies des enfants © Shutterstock
Respiration, ton, silence : ce qui donne sa force à cette phrase
Pour que cette phrase agisse comme un point d’ancrage, la manière de la dire compte autant que les mots. Jeffrey Bernstein conseille de prendre d’abord soi-même quelques secondes : « Prendre un moment pour respirer avant de parler peut faire toute la différence. Lorsque vous montrez l’exemple du calme, vous aidez également votre enfant à se calmer ». Parler avec une voix plus basse, se mettre à sa hauteur, éteindre la télévision ou le smartphone signalent concrètement la sécurité.
Après avoir nommé sa peur de la guerre, il devient possible de demander doucement ce qu’il a vu ou entendu, ou simplement de rester en silence près de lui. La patience fait partie du soin émotionnel, comme le rappelle Jeffrey Bernstein : « Il s’agit de montrer que vous êtes prêt à l’accompagner dans ses difficultés sans le pousser à se sentir mieux sur commande. Les crises prennent souvent du temps à se calmer ». Cette disponibilité, répétée jour après jour, aide l’enfant à apprivoiser une actualité qui le dépasse.
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