Deux commissions de la Knesset ont voté pour retirer plusieurs réformes économiques proposées par le ministre des Finances Betsalel Smotrich du projet de loi d’Arrangements accompagnant le budget de l’État pour 2026. Cette décision intervient au lendemain de l’annonce du ministre de mettre temporairement de côté certaines mesures afin d’accélérer l’adoption du budget dans le contexte de la guerre contre l’Iran.
La commission des projets publics a voté à l’unanimité pour supprimer la réforme du secteur laitier, une mesure qui avait suscité une forte opposition et plusieurs manifestations d’agriculteurs. De son côté, la commission des finances a décidé de retirer une proposition visant à instaurer une taxe foncière de 1,5 % sur les terrains vacants.
Au cœur de ces débats se trouve la loi d’Arrangements (Arrangements Law), un texte central du processus budgétaire israélien. Adoptée en parallèle du budget annuel, cette loi fixe les réformes économiques, fiscales et réglementaires permettant de mettre en œuvre la politique financière du gouvernement et de déterminer la manière dont les fonds publics seront distribués. Elle constitue ainsi un outil majeur pour faire passer des changements structurels dans l’économie israélienne.
Les discussions ont également révélé des tensions au sein de la coalition. Le parti orthodoxe Degel HaTorah a indiqué que ses représentants avaient voté contre la suppression de la taxe sur les terrains vacants, estimant qu’elle devait être retirée définitivement de l’agenda gouvernemental. Cette position intervient dans un contexte de frictions politiques liées à la décision du gouvernement de reporter un projet de loi exemptant les étudiants des yeshivot (écoles talmudiques) du service militaire.
Dans un contexte de guerre et de pressions budgétaires accrues, l’exécutif israélien cherche désormais à simplifier l’adoption du budget 2026 afin de dégager rapidement les ressources nécessaires pour financer l’effort de défense.
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