Douze jours après l’attaque américano-israélienne sur l’Iran et le début de la guerre au Moyen-Orient, des milliers de Français sont toujours bloqués sur la zone du conflit, en attente de rapatriement. Ce mercredi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon a précisé que près de 20.000 personnes ont pu être rapatriées du Moyen-Orient « dont 2.000 personnes » dites vulnérables (femmes enceintes, familles avec enfants en bas âge…) grâce à des vols affrétés par l’Etat.
Lundi, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères annonçait le départ « dans les prochains jours » de sept vols supplémentaires pour rapatrier d’autres ressortissants vulnérables. Pour les autres, ce sont des vols commerciaux qui ont permis ou permettront leur retour. Mais que ce soit pour les uns comme pour les autres, ces vols ont un coût non négligeable, et parfois même prohibitifs en temps normal.
Une « contribution » demandée aux personnes rapatriées par l’Etat
Même rapatrié par l’Etat, le vol retour n’est pas gratuit. « Une contribution » est demandée à la personne rapatriée, précisait mardi Pascal Confavreux, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères sur France 2/ « Sur des vols civils affrétés par la France qui venaient des Émirats, c’était aux environs de 350 euros (par personne) ». Un tarif qui varie selon les aéroports de départ comme l’indiquent nos confrères de France Info qui citent des exemples de contribution à 680 euros. Un tarif qui reste « très en deçà du prix commercial », précise Pascal Confavreux. Mais la ristourne a un coût pour l’Etat : le rapatriement est évalué entre 900 et 1.700 euros par personne.
Une note beaucoup plus salée pour les vols commerciaux
Les 17.000 passagers déjà rentrés en France ont, pour la plupart, emprunté des vols commerciaux, parfois hors de prix. Sur X, des vacanciers dont le vol retour à 360 euros a été annulé ont ainsi dû s’acquitter de 4.000 euros pour leur billet sur la compagnie Emirates. Leur assurance ou banque a refusé de prendre une partie à charge : une clause « guerre ou conflit militaire » exclut généralement la responsabilité de l’assureur.
Quelques simulations effectuées sur les sites de grandes compagnies montrent des billets pouvant atteindre 6.000 euros… voire plus. Sur France Info le 7 mars dernier, une famille bloquée à Dubaï, le hub ultra-connecté transformé en cul-de-sac aérien, a constaté des billets allant « jusqu’à 14.000 ou 15.000 euros avec Emirates ».
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Un coût qui n’inclut pas les frais précédents. Des touristes ont, par exemple, dû voyager dans des conditions compliquées depuis Oman ou le Qatar pour pouvoir atteindre Dubaï.
Si les prix semblent redescendre pour cette fin de semaine, avec des tarifs plus proches de 1.000 euros, Jean-Noël Barrot a encouragé les compagnies aériennes de la région à « multiplier les vols à destination de la France ». Philippe Tabarot, ministre de Transports a, de son côté, appelé Air France à « faire un effort au niveau tarifaire » pour aider les Français toujours sur place à rentrer.
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