Trois bombardiers américains B-52 ont atterri lundi au Royaume-Uni, sur la base de la Royal Air Force (RAF) de Fairford. Ils rejoignent une flotte de cinq bombardiers B-1 Lancer arrivés sur la même base vendredi et samedi.
Au total, les Etats-Unis disposent désormais de trois bombardiers B-52, et de huit B-1 Lancer (trois autres sont basés à Rammstein en Allemagne). Quatre bombardiers furtifs B-2 Spirit ont aussi participé aux opérations en Iran, via un vol opéré directement depuis les Etats-Unis.
L’activité aérienne a considérablement augmenté à la base aérienne de Fairford au cours des dernières 72 heures, a constaté sur place la BBC. Le positionnement de bombardiers américains en Europe, semble indiquer que les Etats-Unis s’apprêtent à accroître le pilonnage de positions stratégiques en Iran. Le Centcom (US Central Command) avait indiqué il y a quelques jours que des bombardiers seraient utilisés pour frapper les sites de missiles balistiques iraniens et les centres de commandement et de contrôle.
Surnommé le « Buff » pour « Big Ugly Fat Fellow » (le « gros moche sympa »)
Reconnaissable avec ses ailes géantes de 52 mètres en position haute, le B-52 Stratofortress a effectué son premier vol en 1952, avant d’entrer officiellement en service au sein de l’United States Air Force (USAF) en 1955. Pensée comme un véritable camion à bombes, cette « relique » de la guerre froide est un bombardier à long rayon d’action, capable de parcourir quelque 14.000 km sans ravitaillement, et de transporter jusqu’à 31.500 kg de munitions air-sol, notamment des bombes guidées laser, mais aussi des missiles de croisière et des missiles antinavires. L’appareil peut aussi emporter des bombes nucléaires. Avion subsonique, le B-52 peut atteindre une vitesse d’environ 1.000 km/h (Mach 0,86).
Surnommé le « Buff » pour « Big Ugly Fat Fellow » (le « gros moche sympa ») par ses équipages, le B-52 a connu de nombreuses versions, de la toute première série A jusqu’à la version actuelle, le B-52H. Chaque nouvelle génération a connu des améliorations en matière de motorisation, d’électronique ou d’armement. L’USAF en détient encore environ 70 exemplaires. « Le B-52 Stratofortress a été utilisé dans tous les conflits majeurs depuis 1965 » indique le Centcom.
Capable de mener sa mission en Iran et de revenir
La base de la RAF de Fairford se trouvant à environ 5.500 kilomètres à vol d’oiseau du centre de l’Iran, soit environ 6 heures de vol, le B-52 peut aller mener sa mission de guerre et revenir sans avoir besoin d’être ravitaillé en vol. Un ravitaillement en vol est, cela dit, toujours possible en cas de nécessité, les Américains ayant également déployé plusieurs avions ravitailleurs KC-135.
Le B-1B Lancer est, de son côté, le bombardier américain capable d’emporter la plus grande charge utile, soit 34.000 kg (bombes et missiles). L’utilisation de pylônes externes permet même d’emporter 23.000 kg d’armement supplémentaires, pour un total de 57.000 kg. Il est entré en service en 1986 et reste le bombardier le plus rapide de l’arsenal américain. ll peut dépasser 1.448 km/h (environ Mach 1,25) et possède un rayon d’action de plus de 9.400 kilomètres sans ravitaillement en vol.
Un nouveau bombardier furtif se présentant sous l’aspect d’une aile volante, le B-21 « Raider », doit entrer en service au sein de l’USAF d’ici à 2028, pour remplacer progressivement les bombardiers actuels. Il devrait toutefois encore côtoyer le B-52 un petit moment, puisque malgré sa logévité déjà extraordinaire, le B-52 pourrait encore voler jusqu’en… 2050. Ce qui en ferait le premier avion de combat quasi-centenaire.
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