À moins de trois semaines de la date limite pour l’adoption du budget de l’État pour 2026, le gouvernement israélien se retrouve confronté à un défi majeur : l’impact financier croissant de la guerre en cours contre l’Iran et le Hezbollah. Alors que les combats se poursuivent depuis dix jours, l’exécutif prépare déjà des modifications budgétaires importantes afin de faire face à une facture militaire en constante augmentation.
Selon les premières estimations, le coût de la guerre dépasse désormais les deux milliards de shekels par jour, ce qui pourrait entraîner une hausse du budget de la défense ainsi que du budget global de l’État. Les autorités reconnaissent toutefois qu’il reste difficile d’évaluer précisément le coût total de l’opération militaire, baptisée « Rugissement du Lion ». Une fois les dépenses clarifiées, une proposition officielle de révision budgétaire devrait être présentée.
Cette situation intervient alors que le budget était déjà en retard dans le processus législatif. Initialement, certains responsables du ministère des Finances estimaient que les ressources prévues pourraient suffire pour financer la guerre. Mais la prolongation du conflit change la donne et pousse désormais le gouvernement à envisager des ajustements plus importants.
Parallèlement, la loi des arrangements, qui accompagne traditionnellement le budget et regroupe de nombreuses réformes économiques, devrait être considérablement réduite. Plusieurs mesures controversées pourraient être retirées du texte principal et examinées séparément afin de faciliter l’adoption rapide du budget.
Parmi les propositions susceptibles d’être repoussées figurent notamment la réforme du marché du lait ou encore l’instauration d’un impôt annuel de 1,5 % sur les terrains non bâtis. D’autres mesures fiscales, comme certaines réductions d’impôts ou des changements concernant les achats en ligne à l’étranger, pourraient également être réévaluées.
Actuellement, le budget proposé pour 2026 s’élève à 659 milliards de shekels. S’il n’est pas adopté à temps, les dépenses publiques seraient automatiquement plafonnées à environ 605 milliards de shekels, ce qui compliquerait davantage la gestion économique du pays en pleine période de guerre.
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