C’est comme ça et pas autrement ! La France insoumise (LFI) a détaillé lundi les conditions dans lesquelles elle pourrait accepter des rapprochements avec d’autres listes de gauche au second tour des élections municipales. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui se présente seul dans la plupart des villes, évoque la possibilité d’une « fusion technique à chaque fois que le risque de la droite et de l’extrême droite existe ».
Cette formule consisterait à fusionner les listes entre les deux tours sans accord programmatique ni obligation de gouverner ensemble la commune. LFI entend ainsi obtenir des sièges de conseillers municipaux tout en restant dans l’opposition.
Solidarité avec le mouvement antifasciste
Dans un communiqué publié lundi, le mouvement fixe cependant plusieurs conditions. Il affirme s’opposer à « toute alliance avec des candidats macronistes ou de droite » et réaffirme sa « solidarité avec le mouvement antifasciste face aux tentatives de criminalisation ».
Cette position intervient dans un contexte de tensions avec le Parti socialiste. Le mois dernier, le PS avait conditionné de « rares » rapprochements avec les Insoumis à des « clarifications de leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique », après la mort du militant Quentin Deranque à Lyon.
Contre « le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie »
Les candidats insoumis ont également indiqué qu’ils réaffirmeraient leur « engagement commun à agir contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie et de toute forme de discriminations qui fracturent le peuple français, tout comme le refus de toute instrumentalisation par nos adversaires politiques ». Une déclaration qui intervient après que le PS a dénoncé les « caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon.
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De leur côté, les socialistes ont appelé au « désistement » de la liste de gauche arrivée derrière lorsqu’un risque de victoire du Rassemblement national existe, notamment à Marseille. Une option que LFI rejette toujours, estimant qu’elle entraînerait « une démobilisation dangereuse pour le second tour » et priverait « les électrices et les électeurs des listes de premier tour de toute représentation au sein du futur conseil municipal ».
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