Guerre en Ukraine : Kiev exporte son savoir-faire au Moyen-Orient, la Russie s’engouffre dans la brèche pétrolière

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Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 9 mars, au 1.474e jour du conflit.

Le fait du jour

D’une guerre à l’autre. Voilà cinq ans maintenant que l’Ukraine repousse tous les jours les drones kamikazes de fabrication iranienne Shahed ou subit leurs dégâts, affrontant même désormais leurs copies russes baptisées Gueran-2. C’est dire si elle est légitime à proposer son savoir-faire aux pays désormais confrontés à ces mêmes engins de mort au Moyen-Orient. Après avoir annoncé la semaine dernière l’envoi d’experts militaires ukrainiens pour aider des pays du Golfe, Volodymyr Zelensky a confirmé ce lundi sur Facebook que les appels affluent : « Pour l’heure, il y a onze demandes venant de pays voisins de l’Iran, d’Etats européens et des Etats-Unis », a indiqué le président ukrainien sur Facebook.

Il se dit prêt « à répondre positivement aux demandes de ceux qui [nous] aident à protéger les vies d’Ukrainiens et l’indépendance de l’Ukraine », en précisant toutefois que Kiev déterminerait à quelles demandes supplémentaires elle peut répondre sans réduire ses propres capacités de défense.

La déclaration du jour

« Nous devons réexaminer et suspendre toutes les sanctions imposées contre l’énergie russe dans toute l’Europe. J’ai pris cette initiative aujourd’hui dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne. »

L’ami européen de Vladimir Poutine n’a pas raté l’occasion de la panique créée en Europe par la fermeture du détroit d’Ormuz et l’augmentation conséquente des prix du carburant pour demander la levée des sanctions européennes et le retour en grâce du maître du Kremlin. Ce dernier a d’ailleurs saisi la balle au bond en se disant disposé à fournir les pays européens en pétrole et en gaz. « Nous sommes prêts à travailler avec les Européens, mais nous avons besoin qu’ils nous donnent des signes indiquant qu’ils sont prêts et désireux », a déclaré le président russe lors d’une réunion gouvernementale consacrée à la situation sur le marché des hydrocarbures.

Le chiffre du jour

12 ans. Le temps qui s’est écoulé entre deux hymnes russes sur un podium des jeux paralympiques. Il a retenti ce lundi à Milan-Cortina après la médaille d’or obtenue par la skieuse Varvara Voronchikhina en Super-G.

Quelques jours après une cérémonie d’ouverture où certains membres de la délégation avaient été accueillis par les sifflets d’une partie des spectateurs des arènes de Vérone, la célébration du podium n’a été entachée d’aucun incident. « A qui je dédie cette médaille ? Peut-être à tout le pays qui m’a acclamé, au drapeau russe, à ma famille », a déclaré en russe nouvelle championne paralympique.

La tendance

Le torchon brûle décidément entre l’Ukraine et la Hongrie de Viktor Orbán. Après la polémique autour d’un oléoduc à l’arrêt, voici le « magot » de la discorde. La diplomatie ukrainienne s’est indignée ce lundi de mauvais traitements infligés à sept employés de banque ukrainiens arrêtés la semaine dernière en Hongrie, dont l’un a dû être hospitalisé après avoir reçu sous la contrainte une injection médicamenteuse.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Ces employés d’une banque publique ukrainienne, qui convoyaient 40 millions de dollars, 35 millions d’euros et 9 kg d’or depuis l’Autriche, ont été arrêtés jeudi en Hongrie, entraînant l’ouverture d’une enquête pour « blanchiment de fond ». Ils ont été expulsés vendredi, mais les fonds, convoyés lors d’un « déplacement de routine », selon la banque ukrainienne Oschadbank, n’ont pas été rendus.

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