Bombes à fragmentation Iraniennes, Silence radio
Depuis des mois, une liturgie diplomatique se répète avec la régularité d’un métronome. ONG, institutions internationales et capitales européennes invoquent gravement « le droit international ». Amnesty International publie des rapports indignés. L’Organisation des Nations unies convoque des réunions. Des diplomates européens récitent leurs communiqués calibrés. La cible est presque toujours la même : Israël.
Mais lorsqu’il s’agit des roquettes du Hezbollah ou des missiles tirés par le régime iranien, ce chœur soudain s’essouffle. Le droit international, si souvent brandi comme une massue morale, devient alors étrangement discret.
Prenons les faits. Le régime de Iran a tiré des missiles transportant des bombes à sous-munitions vers Israël. Ces armes se fragmentent en vol et dispersent des dizaines de charges explosives. Selon l’armée israélienne, chaque missile peut répandre entre 24 et 80 sous-munitions dans un rayon pouvant atteindre huit kilomètres.
Ce type d’armement est l’un des plus décriés au monde. Les bombes à sous-munitions sont, par nature, aveugles. Elles frappent sans distinction civils et militaires. Pire encore : une partie n’explose pas immédiatement et reste au sol, transformée en pièges mortels pendant des années.
Lors d’un incident récent, plusieurs sous-munitions ont frappé le centre d’Israël, blessant des civils et causant des dégâts comparables à ceux de roquettes artisanales.
Ces derniers jours, les frappes iraniennes – missiles, drones ou attaques directes – ont visé une longue liste de pays :
Israël, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Koweït, Jordanie, Arabie saoudite, Azerbaïdjan, Irak, Syrie et chypre.
Des drones ont frappé des aéroports, des missiles ont visé des bases militaires, et des installations pétrolières ont été ciblées dans le Golfe. Dans certains cas, des civils ont été tués ou blessés et des infrastructures critiques endommagées.
Normalement, c’est exactement le type d’armes qui déclenche des campagnes internationales, des rapports indignés et des conférences de presse outrées. Mais cette fois, le silence domine.
Ce silence n’est pas un oubli ; c’est un choix. Une partie de l’écosystème militant semble avoir réduit le droit international à un instrument politique à sens unique. On l’invoque avec ferveur contre Israël, mais on détourne le regard lorsqu’un régime autoritaire utilise des armes notoirement indiscriminées.
À force d’appliquer la morale internationale de manière sélective, ces institutions ne défendent plus le droit. Elles l’affaiblissent. Et le jour où le droit international devient un slogan partisan plutôt qu’un principe universel, il cesse d’être une protection pour les civils. Il devient simplement un outil de plus dans la guerre de propagande.
JForum.fr avec Meta (J. Vercors)
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