« La couverture était criblée de éclats de verre » : témoignages dramatiques des rues Sonnenfeld et Rashbam. De lourds dégâts matériels ont frappé le cœur des quartiers orthodoxes, parallèlement à des récits de sauvetages miraculeux. Si les miracles émeuvent, le message est clair : à Bené Brak aussi, la protection est désormais vitale.
Emess – Pinhas Ben Ziv
Le tabou brisé dans la « Ville de la Tora »
La ville de Bené Brak, centre névralgique de l’étude de la Tora et du ‘hassidisme, a essuyé hier matin, jour de Pourim, l’un des tirs les plus directs depuis le début de la campagne « Rugissement du Lion ». Les témoignages provenant de la rue Sonnenfeld, dans le quartier de Ramat El’hanan (proche de la résidence du rav Itzhak Zilberstein), décrivent des scènes de destruction qui dépassent de loin la simple retombée de débris d’interception.
Un témoin oculaire sur place raconte : « Le tabou est brisé. On disait qu’à Bené Brak, il ne tombe pas de missiles ? Eh bien, si, il en tombe. Les dégâts ici sont délirants : des pans de bâtiments se sont effondrés, des murs sont percés, des climatiseurs ont été arrachés et des pierres se sont détachées des façades. Ce n’est pas l’œuvre d’un petit éclat de 50 cm. On parle de structures qui s’écroulent. Chaque appartement a subi des dommages massifs. »
Entre destruction et « miracles »
Au milieu des décombres, des récits de survie exceptionnels émergent. Un fidèle de la dynastie ‘hassidique de Belz, résidant dans l’un des appartements touchés, a partagé son expérience :
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Le réflexe : Alors qu’il s’était couché, il a entendu la sirène et a instinctivement rabattu sa couverture sur sa tête.
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L’impact : Après une explosion assourdissante, il a fui sa maison.
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Le constat : C’est seulement une fois à l’extérieur qu’il a réalisé que sa couverture était couverte de débris de verre ayant volé en éclats dans sa chambre. Lui-même s’en est sorti indemne.
Un changement de paradigme sécuritaire
Pendant des décennies, une croyance populaire au sein de la communauté orthodoxe suggérait que le mérite de l’étude de la Tora protégeait physiquement la ville des bombardements (en référence aux promesses historiques de grands rabbins comme le Hazon Ish ou du rav Kanievsky). Cependant, l’intensité de la guerre actuelle et les impacts directs poussent désormais les autorités religieuses et civiles à marteler un message de prudence : l’obligation religieuse de « préserver sa vie » impose désormais de suivre strictement les consignes de sécurité et de rejoindre les abris.
NDLR : Il faut croire que les mérites de tels Grands, tels que rav ‘Hayim Kanievsky zatsal, décédé justement voici quatre années exactement, ne nous protègent plus…
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