Le Mamad est une pièce de sécurité blindée obligatoire dans les nouveaux logements en Israël depuis 1991, conçue comme un abri anti-bombes. Conçu en béton armé avec une porte et une fenêtre étanches, il offre une protection immédiate contre les missiles et éclats d’obus.
Caractéristiques clés du Mamad :
- Structure : Béton armé d’au moins 20-25 cm d’épaisseur, situé à l’intérieur du logement.
- Utilité : Servant de chambre ou bureau en temps normal, il devient un abri vital en cas de tirs.
- Sécurité : Équipé d’un système de filtration d’air contre les gaz nocifs et de fermetures renforcées
FRANCE INFO. Tel Aviv (Israël) vit au rythme des alertes et des tirs de missiles. C’est la course aux abris pour une Française et tous les habitants de la ville. « Je ne m’y attendais pas. Ça faisait depuis six heures ce matin que ça n’avait pas sonné », confie Manon, touriste dans la capitale israélienne. À l’extérieur, les rues sont désertes, on entend des détonations. Dans le ciel, les traces des interceptions de projectiles par les systèmes de défense anti-aérienne sont visibles.
« Ça reste quand même une ambiance très anxiogène.
Quinze minutes plus tard, c’est la fin de l’alerte. Manon et David retournent s’asseoir dans un café. Les deux touristes français sont bloqués en Israël depuis samedi et le début de l’offensive : « J’aimerais bien rentrer, parce que là ça va, mais ça reste quand même une ambiance très anxiogène. Se réveiller pendant la nuit, aller dans des abris, ce n’est pas le plus simple. Je ne suis pas chez moi », témoigne Manon. Rares sont les moments de répit. Les sirènes retentissent à nouveau.
Israël est sous le feu de l’Iran, mais aussi des roquettes du Hezbollah au Liban. La journée est marquée par des allers-retours aux abris. « Moi, je sais par exemple que je ne rêve jamais et hier, j’ai rêvé un petit peu dessus. Donc je pense qu’on est plus marqués que ce qu’on montre », confie David.
630 alertes en 24 heures
Ces dernières 24 heures, il y a eu près de 630 alertes aux tirs de roquettes ou missiles visant le pays, selon l’armée israélienne. Alors certains cherchent à partir par tous les moyens. L’espace aérien étant fermé, ce sera le bus pour Aline Zetlaevi., une Française, et son fils. « On aurait dû rentrer dimanche et samedi matin, la guerre. On est venus en vacances ici et on subit ça, mais il faut rentrer en France », explique-t-elle. Direction la frontière égyptienne pour prendre un vol pour Rome puis ensuite Paris. Un périple de deux jours. « C’est assez étrange d’aller à un endroit pour aller à un autre endroit pour, au final, revenir en France. Mais c’est une aventure », commente Liam Zetlaevi.
Ils quittent un pays en guerre. Dix personnes ont perdu la vie depuis samedi en Israël.
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