Guerre en Iran : A la station-service, « ça sent l’arnaque » pour certains mais pas de panique à l’horizon

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L’effet papillon. Quatre jours après le déclenchement des frappes au Moyen-Orient, le prix du baril de pétrole dépassait ce mercredi les 80 dollars, faisant craindre une forte hausse des prix à la pompe en cas de conflit long. Est-ce la panique dans les stations-service en France ?

Dans l’agglomération strasbourgeoise, on est loin des files d’automobilistes qui remplissent à la hâte des jerrycans entiers. Pas de rush à l’hypermarché de l’Eurométropole de Strasbourg, mais une forte augmentation de la fréquentation ces derniers jours, reconnaît un pompiste dans une petite station Total en périphérie de la ville. « Ça a plus que doublé mais c’est raisonnable. Quelques clients sont venus remplir des bidons », explique ce dernier.

« J’étais presque à vide »

Faire des stocks pour prévenir une éventuelle pénurie ? « Certainement pas », assure le conducteur d’un pick-up qui se refuse à remplir les deux bidons vides qui se trouvent dans sa benne. « Ça me rappelle trop la folie sur le papier toilette ou les pâtes pendant le Covid », explique le trentenaire, qui ne manque de noms d’oiseaux pour ceux qui se précipitent.

Les automobilistes rencontrés ne sont « pas inquiets du tout »… mais sont donc plus nombreux que d’habitude à faire le plein. « J’en avais besoin pour aller travailler », « j’étais presque à vide », « je dois aller voir mon père », « c’est une voiture de société »… Décidément, tout le monde est venu un peu par hasard.

« Ça prend des semaines avant de redescendre »

Kamel, lui aussi, avait besoin de passer à la pompe pour le boulot. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir un avis sur la question. Cette augmentation de 15 centimes du diesel qu’il dit avoir remarqué en quelques jours, « ça sent l’arnaque ». Il l’assure, « c’est le prix du transport qui augmente, pas le pétrole ». Si ça continue, il s’achètera un vélo électrique. En espérant « que les prix de l’électricité ne vont pas augmenter aussi ».

Discrète, une septuagénaire se demande – sans réponse du caissier un brin embarrassé – pourquoi, « quand il y a une crise comme ça », le prix augmente si vite alors qu’après, « ça prend des semaines avant de redescendre un peu ».

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Dans le centre-ville de Strasbourg, un automobiliste ronchonne. « On nous dit que ça va prendre deux ou trois semaines pour voir l’augmentation du prix, mais c’est déjà le cas en trois jours. Quand j’entends le ministre dire qu’il n’y aura pas d’augmentation dans l’immédiat et qu’il y aura des contrôles pour les abus, ça me fait venir encore plus vite. Surtout qu’il ne faut pas être débile pour voir que le détroit d’Ormuz est bloqué et que ça va tirer de partout ».

« Faire le plein aujourd’hui, O.K., s’amuse Kamel. Et pour le deuxième plein, et celui d’après ? », ironise l’automobiliste qui reprend sa route, « tranquille ».

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