Guerre en Iran : Porte-avions, frégate Languedoc, Awacs… Quels sont les moyens militaires français envoyés sur place ?

Vues:

Date:

Si toute l’attention est portée sur le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle, la mobilisation de la frégate multimissions (Fremm) Languedoc au large de Chypre, fait aussi partie des annonces fortes d’Emmanuel Macron.

Mardi soir, le chef de l’Etat a annoncé le déploiement de moyens militaires supplémentaires pour aider à la protection de ses alliés confrontés aux conséquences de la guerre en Iran. 20 Minutes fait le point sur ces moyens.

Le porte-avions Charles-de-Gaulle

Après un cafouillage à l’allumage, puisque le Charles-de-Gaulle avait été annoncé dès dimanche matin, par un journaliste spécialisé, en partance vers le Moyen-Orient, avant que le ministère des armées ne démente, il s’avère que le groupe aéronaval (GAN), constitué autour du porte-avions à propulsion nucléaire Charles-de-Gaulle, fait donc bien route vers la région.

Après son escale à Malmö en Suède, il interrompt ainsi son déploiement prévu en Atlantique Nord pour « faire route vers la Méditerranée », a annoncé le chef de l’État. Capables de parcourir 1.000 km par jour, le navire et son escorte devraient mettre « à peu près huit jours » pour rallier la Méditerranée orientale, selon la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo.

Le GAN « est le vecteur majeur des missions de projection de puissance et de maîtrise de l’espace aéromaritime menées par la Marine » indique l’état-major des armées. Sa composition change en fonction des besoins de la mission, mais il est généralement déployé en opération aux côtés d’un bâtiment de ravitaillement, de frégates, et d’un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA).

A son bord, une vingtaine d’avions de combat Rafale ainsi que ses deux avions radars Hawkeye pourront concourir à la sécurisation du ciel. Le GAN, ce sont aussi environ 2.000 marins embarqués.

La frégate multimissions (Fremm) Languedoc

Le navire est arrivé dès mardi soir à Chypre, selon le chef de l’État. La frégate va venir sécuriser la base britannique d’Akrotiri, qui a été visée par des drones tirés du Liban voisin, « très probablement » par le Hezbollah, allié historique de l’Iran, selon une source gouvernementale chypriote.

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

La Languedoc, l’une des quatre Fremm de la marine nationale, s’était distinguée en abattant avec des missiles Aster 15, deux drones tirés du Yémen par les rebelles Houthis, et qui se dirigeaient droit sur elle, le 9 décembre 2023 au soir. L’interception avait eu lieu à 110 kilomètres des côtes yéménites, à la hauteur de Al-Hudeydah, port du nord du Yémen sous contrôle des rebelles Houthis, alors que la Fremm participait à une opération de sécurisation des navires transitant en mer Rouge.

L’avion-radar Awacs, les yeux et les oreilles des armées

« En plus des moyens déjà présents, des Rafale, des systèmes de défense anti-aérienne et des radars aéroportés [des avions Awacs] ont été déployés ces dernières heures » dans la région, a indiqué le chef d’État sans plus de précisions.

l’E-3F SDCA, couramment appelé Awacs (Airborne Warning and Control System) est un avion-radar du constructeur Boeing.
l’E-3F SDCA, couramment appelé Awacs (Airborne Warning and Control System) est un avion-radar du constructeur Boeing. - Ministère des armées

Considéré comme les yeux et les oreilles des forces armées, l’E-3F SDCA, couramment appelé Awacs (Airborne Warning and Control System) est un avion radar du constructeur Boeing, qui sert notamment à la protection de l’espace aérien et l’intervention. Quatre E-Awacs équipent à ce jour l’armée de l’air et de l’espace, basés à Avord, sur la base aérienne 702. Flanqué d’un radar massif sur son toit, le rotodôme, l’appareil a une portée d’environ 500 kilomètres, pour repérer tout un ensemble des vecteurs aériens, bateaux et menaces sol-air). Le rotodôme « abrite deux antennes, détaille le ministère des armées : celle du radar primaire permettant de détecter des cibles aériennes et maritimes, et une autre pour identifier les cibles et distinguer les amis des ennemis ».

L’Awacs va être progressivement remplacé au sein de l’armée de l’air par l’avion GlobalEye du constructeur suédois Saab.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img
spot_imgspot_img