Essence : Des contrôles auront lieu pour s’assurer de « hausses de prix raisonnables », assure le ministre de l’Économie

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«Pas de panique » a assuré mercredi matin au micro de France Info le ministre de l’économie Roland Lescure concernant des inquiétudes sur une possible hausse du prix de l’essence. Cinq jours après le début de l’offensive israélienne et américaine contre l’Iran, le trafic est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz alors qu’un quart du pétrole y transite, une réelle menace pour l’ensemble de l’économie mondiale.

En France, des contrôles auront lieu pour s’assurer que les hausses des prix des carburants sont « raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril » de pétrole, « qui, elle aussi, est aujourd’hui relativement raisonnable », a précisé Roland Lescure. « J’ai demandé à la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) de faire des contrôles […], d’être sur le terrain, de faire des mesures et de s’assurer effectivement qu’on est sur des hausses de prix, je dirais, raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril », a déclaré le ministre.

Pas de pénurie ?

Interrogé sur un risque de pénurie de gaz et de l’essence en France, le ministre a assuré que tout dépendrait de la durée du conflit. « A court terme, aucun risque », a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « Si demain on se jette tous sur la station-service du coin pour aller faire le plein, la station-service en question manquera d’essence. »

« La priorité c’est de s’assurer que le gaz et l’essence circulent dans le Détroit d’Ormuz » pour assurer une baisse des prix, cinq jours après le début du conflit, il assure que l’objectif est de « garder son sang-froid » avant de « crier au loup ».

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Sur BFMTV/RMC la ministre française déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement a de son côté souligné « une hausse de quelques centimes » à court terme. Maud Bregeon a précisé qu’il s’agissait d’une moyenne et qu’il y aura des « différences d’une station-service à une autre ». « Pour la suite cela dépendra de l’intensité du conflit », a-t-elle appuyé, assurant qu’il n’y a « aucun risque de rupture d’approvisionnement » en carburants en raison de « stocks » et d’importations diversifiées.

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